[Communiqué] Le CSE de la Croix Marine demande une rencontre en urgence avec le préfet

Les élues du CSE et les les Déléguées syndicales de l’association Croix Marine remercient déjà la CGT DEETS pour leur communiqué du 9 septembre 2024, fustigeant le comportement d’un responsable « ayant ses entrées auprès de l’administratrice désignée par le préfet », l’irrespect du code du travail et du code de déontologie de l’IT, ainsi que le saquage des 57 salariés de la Croix Marine.
Nous sommes désolés que l’Inspecteur qui n’a fait que son travail en rappelant l’Administratrice au respect du droit, ait subi ces intimidations et pressions.
Nous sommes aussi consternés par l’irrespect des droits fondamentaux des salariés et du CSE et ne pouvons que, nous aussi, dénoncer une maltraitance caractérisée : absence de reclassement, absence de mise en place d’un PSE après avoir mené en bateau le CSE pendant plus de 2 mois, absence de réponse aux questions du CSE lors des réunions sur des questions fondamentales pour les salariés dont le règlement de leur salaire en septembre, absence de réponses écrites, mise en place plus que tardive de la procédure de liquidation, octroi d’une prime de partage la valeur illégalement à quelques salariés, alors que l’ancienne présidente avait bloqué l’octroi d’une prime à une salariée, avait saisi la DEETS à ce sujet et dénoncé ce fait dans la presse.
Nous nous interrogeons, nous aussi, sur les motifs de ces dysfonctionnements en cascade et cette volonté de liquider l’association en ne punissant que les salariés, alors qu’ils n’ont rien à voir avec les dysfonctionnements et les malversations relevés. Nous soulignons que des salariés ont dénoncé dès 2015 des problèmes d’organisation et des escroqueries commises par l’ancienne direction, en préconisant des dépôts de plainte que seule la présidente avait le pouvoir de diligenter et ont subi en représailles du harcèlement et des licenciements, l’association étant condamnée le 13 mars 2024 par le CPH pour ces faits.
Le CSE et les DS ont complété leur signalement au Procureur de nouveaux faits qui leur semblent constituer des délits d’entrave et saisissent de nouveau le Préfet d’une demande urgente d’entretien, afin que soient respectés ses engagements du 10 juin « d’absence de casse sociale et de versement des salaires jusqu’à décembre », la DEETS étant revenue le 25 août sur ses dotations des 3 derniers mois, en coupant les vivres à l’association, malgré l’énorme travail effectué pour le transfert des dossiers des usagers auprès des nouveaux tuteurs.
Les Élues du CSE et Déléguées syndicales de la Croix Marine


