À La Réunion, le statut de lanceuse d’alerte accordé à une ancienne cheffe de service de la Croix Marine
Pour avoir dénoncé des faits susceptibles d’être qualifiés pénalement d’escroquerie ou d‘abus...
Pour avoir dénoncé des faits susceptibles d’être qualifiés pénalement d’escroquerie ou d‘abus...
Les élus du CSE et les délégués syndicaux de l'association ont souhaité réagir aux propos de leur ancienne administratrice Michelle Narayanin.
Nommée administratrice provisoire de la Croix Marine avec pour feuille de route la liquidation de l'association, Michelle Narayanin relate les six derniers mois de la structure, vus de l'intérieur.
Le tribunal judiciaire a prononcé ce lundi la liquidation de la Croix Marine. L'histoire de l'association, empêtrée dans de présumées affaires de vol d'argent à l'encontre de personnes sous tutelle ou curatelle, s'achève après plus de 60 années d'existence.
Remontée contre une liquidation menée à marche forcée mais aussi par le comportement d'un responsable de l'administration à l'égard de l'inspecteur du travail en charge du dossier de la Croix Marine, la section CGT de la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DEETS) est vivement montée au créneau.
Suite à la prise de parole du syndicat CGT DEETS 974 dénonçant des dysfonctionnements au sein de l'Inspection du travail dans le dossier de la Croix Marine, les élues du CSE et déléguées syndicales de l'association ont sollicité une entrevue en urgence avec le préfet Jérôme Filippini.
Après le signalement au procureur effectué par des élus du CSE de la Croix Marine, c'est au tour de la section CGT de la DEETS de dénoncer l'apathie, voire la complicité de services de l’État dans l'affaire de la liquidation de l'association. Le syndicat évoque même une tentative d'intimidation et des attaques personnelles à l'encontre d'un inspecteur du travail en charge du dossier.
Des élus du CSE et des représentants syndicaux de la Croix Marine ont alerté le 13 août la procureure de la République Véronique Denizot sur la situation de la Croix Marine. Ils dénoncent les conditions ayant conduit au retrait d'agrément de l'association, désormais proche de la liquidation, mais aussi des entraves faites au fonctionnement du Comité social et économique au détriment de l'avenir des salariés.
A la veille des négociations pour le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de la Croix Marine, qui s’ouvrent ce mercredi matin, l’Inspection du travail a fait parvenir un courrier à l’administratrice provisoire de l’association Michelle Narayanin, la rappelant à ses devoirs d’information aux élus du CSE, mais aussi aux salariés s'agissant de leurs possibilités de reclassement ou de transfert dans des structures équivalentes.
Dans un courrier adressé ce jeudi aux salariés, l'administratrice provisoire de la Croix Marine a assuré qu'ils pouvaient reprendre leurs activités, les mandataires étant appelés à traiter en premier lieu les situations d'urgence. L'association a la charge de 1.500 majeurs protégés sous tutelle ou curatelle, lesquels n'ont plus accès à leur argent depuis deux semaines.