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Départ de Jérôme Filippini : les moments-clés du préfet préféré des Réunionnais

Après deux ans et demi passé sur notre île, le préfet Jérôme Filippini s’en va vers de nouveaux horizons sur l’île de Beauté. Un départ qui permet de se remémorer les principaux dossiers et faits qui ont marqué la présence du haut fonctionnaire à La Réunion.
Ecrit par N.P – le vendredi 11 octobre 2024 à 15H41
Photo : Alexandre Robert

Un préfet qui sait s’intégrer aux festivités péis

Depuis son arrivée, Jérôme Filippini a déjà attiré plusieurs fois l’attention des réseaux sociaux grâce à ses participations remarquées à des événements locaux. En témoignent notamment les réactions, parfois amusées, devant les images du représentant de l’Etat s’essayant à la danse du dragon pour le Nouvel An chinois.

De la même manière, les célébrations de la Fet Kaf à Saint-Denis ont aussi été l’occasion de découvrir comment notre préfet danse sur un air de maloya. Un peu coincé, le haut fonctionnaire s’est laissé entrainer, avant de laisser la scène aux artistes prévus ce soir-là. Mais là encore, les internautes ont remarqué cette séquence, pour notre plus grand plaisir.

Belal, ou la révélation

Déjà aux commandes depuis près d’un an, c’est bien au moment de Belal que les Réunionnais vont découvrir le style Filippini. Si le préfet n’a pas révolutionné la communication en période de cyclone, la puissance du phénomène, les premières données sur sa trajectoire et la crainte de voir La Réunion subir son pire cyclone depuis bien longtemps, ont scotché la population à son poste de radio ou de télévision.

Les interventions claires, honnêtes, régulières de la préfecture vont rassurer la population. À la levée des alertes, l’île salue les prises de paroles du préfet. La cote de popularité du préfet va même lui permettre d’être invité à un piquenique réunionnais en bonne et due forme par Titi le Comik, star péi de l’humour. 

Le préfet le plus rapide du monde

“J’ai été le plus rapide du monde, mais heureusement pas pendant très longtemps parce que c’était très impressionnant”, déclarait Jérôme Filippini sur le tarmac de la base aérienne 181. Dans le cadre de l’exercice Pégase 2024, plusieurs appareils de l’Armée de l’Air et de l’Espace s’étaient donnés rendez-vous à La Réunion pour s’entrainer avec les Fazsoi. Parmi les avions arrivés sur l’île, un A400M, un ravitailleur en vol A330 MRTT et bien sûr la star du jour, un Rafale. Le préfet a pu ainsi devenir l’un des hommes les plus enviés du département, en volant à bord de l’avion de chasse mythique. “On est passé par les ravines avant, la Rivière des Remparts, l’enclos Fouqué. C’est sublime ! Évidemment parce que c’est La Réunion”, confirmera le préfet à la descente du Rafale.

Ça tangue pour la chasse

Si les dossiers se sont rapidement accumulés sur son bureau à la préfecture du chef-lieu, celui de la chasse au tangue restera sans doute comme l’un des plus épineux. Le retoquage de l’arrêté préfectoral encadrant la chasse a décalé de près d’un mois l’ouverture de cette dernière. Les services de la DEAL et de la préfecture vont donc travailler d’arrache-pied pour prendre en compte les demandes du tribunal administratif. La décision d’avril dernier du juge administratif viendra confirmer le changement de fusil d’épaule de la préfecture après son échec en février.

Des décisions fermes

Jérôme Filippini a aussi dû traiter des dossiers sociétaux brûlants. Parmi les sujets particulièrement délicats, la succession d'arrivées de bateaux en provenance du Sri Lanka ont tendu la société réunionnaise. Entre incompréhension des problèmes que connait leur pays d'origine, une crise sociale latente à La Réunion, et, comme partout en France, une libération de la parole xénophobe, les migrants sri-lankais ont été le centre de l'attention à chacune de leurs arrivées au Port. Avec un processus désormais rodé pour leur accueil, le préfet a dû prendre la parole à plusieurs reprises pour officialiser la position de l'Etat sur cette question. "Le message est de faire comprendre que partir en bateau pour venir à La Réunion est extrêmement dangereux, coûteux et avec le risque, de façon presque certaine, d’être renvoyé dans son pays", affirmait le préfet.

Lire aussi : Le préfet Jérôme Filippini évoque son « crush » pour La Réunion

 

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