Réquisitions du préfet et sabotages signalés : la pression monte autour de l’eau

Face aux perturbations de la distribution d’eau, le préfet annonce des réquisitions de personnel chez Sudéeau et CISE Réunion. Ce dernier signale également des actes de malveillance dans l’Est. Les restrictions sanitaires restent à respecter dans les secteurs concernés.
La pression monte autour de la distribution d’eau à La Réunion. Alors que la grève chez CISE Réunion et Sudéau perturbe l’approvisionnement, particulièrement dans l’Est et le Sud, le préfet annonce la réquisition du personnel nécessaire au rétablissement du service. À ces difficultés s’ajoutent des actes de malveillance signalés par CISE Réunion à Sainte-Rose et Saint-Benoît, tandis que les restrictions sanitaires restent en vigueur dans les secteurs concernés.
Des réquisitions pour rétablir la distribution
Selon la préfecture, les difficultés liées au conflit social touchent surtout les habitants de Sainte-Marie, du Tampon, de Saint-Benoît et de La Plaine-des-Palmistes.
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Le préfet a décidé de réquisitionner le personnel strictement nécessaire aux missions essentielles : la surveillance du réseau, la recherche des dysfonctionnements et le contrôle de la qualité de l’eau. L’objectif est de rétablir la distribution tout en maintenant les opérations indispensables au service public.
CISE Réunion, dont les effectifs disponibles sont réduits depuis le début de la grève illimitée le 7 octobre, avait sollicité les services de l’État pour permettre la mobilisation de ces personnels.
Des actes de malveillance signalés dans l’Est
Le manque de personnel n’explique pas à lui seul les perturbations, affirme l’opérateur. À Sainte-Rose, un équipement de régulation a été dégradé, provoquant une baisse du niveau d’un réservoir. À Saint-Benoît, des vannes ont été fermées, notamment dans le secteur d’Abondance et au chemin Sévère.
CISE Réunion indique que ses équipes sont intervenues pour rétablir le fonctionnement des installations et limiter les conséquences pour les abonnés. Les auteurs de ces faits ne sont pas identifiés et des investigations sont en cours. L’entreprise n’attribue ces actes à aucun responsable pour le moment.
Les restrictions sanitaires maintenues
Le retour de l’eau aux robinets ne signifie pas nécessairement qu’elle peut être consommée sans précaution. La préfecture rappelle que les restrictions sanitaires ne pourront être levées qu’après l’obtention de résultats d’analyses microbiologiques conformes.
Dans l’attente, les habitants doivent respecter les consignes applicables à leur secteur et suivre les informations diffusées par les autorités compétentes. L’Agence régionale de santé assure le contrôle sanitaire en lien avec les acteurs concernés, tandis que CISE Réunion annonce une surveillance renforcée de la qualité de l’eau.
Une cellule de suivi réunissant des cadres de la préfecture et de l’ARS est activée depuis le 8 octobre. Elle restera mobilisée jusqu’à la levée des difficultés.
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Un désaccord sur les salaires
Selon la direction de CISE Réunion, les organisations syndicales revendiquent notamment une revalorisation salariale de 30 % dans le cadre du mouvement au sein de l’UES Réunion.
L’entreprise juge cette hausse incompatible avec ses équilibres économiques et ses engagements contractuels. Elle assure avoir présenté sa position aux représentants des salariés et se dit disponible pour poursuivre les discussions.


