Ligne budgétaire unique, narcotrafic, effectifs, FO dresse un bilan d'urgence pour les services publics réunionnais

En déplacement à La Réunion jusqu'à ce lundi 12 octobre, le secrétaire général de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière, Christian Grolier, a tenu meeting ce vendredi 9 octobre à la mairie de Saint-Paul. Dans le viseur du syndicat : les 54 milliards d'euros d'économies annoncés par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2027, dont les répercussions s'annoncent lourdes pour les usagers et les agents des trois versants de la fonction publique sur l'île.
Les syndicats de la fonction publique tirent la sonnette d'alarme face aux arbitrages budgétaires de l'État. De passage sur l'île jusqu'à ce lundi, Christian Grolier, secrétaire général de la Fédération Générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF-FO), a réuni les militants ce vendredi 9 octobre 2026 à la salle de conférence de la mairie de Saint-Paul.
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Au cœur des échanges : la trajectoire d'austérité portée par l'exécutif national. « Le gouvernement n'entend pas et continue à asséner le fait que la loi de finances 2027 doit faire économiser 54 milliards. Économiser 54 milliards, ça veut dire encore geler les salaires, moins d'effectifs, dégrader les conditions de travail, c'est inacceptable », tranche le dirigeant syndical. Pour la centrale, la baisse des moyens – touchant notamment la Ligne budgétaire unique (LBU) ou les effectifs engagés dans la lutte contre le narcotrafic – aura un impact direct sur le quotidien des usagers réunionnais.
La responsabilité de l'État dans le blocage du dialogue
Dès les premières rencontres sur le terrain, le diagnostic partagé par les représentants territoriaux, hospitaliers et d'État s'est révélé alarmant :
« Ce qu'on en retient, c'est qu'il y a des problèmes d'effectifs assez importants. C'est vraiment le nerf de la guerre, si je puis dire, pour l'instant. Et donc du coup, quand il y a des problèmes d'effectifs, il y a des problèmes de services rendus à l'usager et une dégradation des conditions de travail. »
Interrogé sur l'efficacité des corps intermédiaires face à la contestation lycéenne en cours et aux mobilisations sociales successives, le patron de la FGF-FO pointe du doigt la responsabilité de l'État dans le blocage du dialogue :
« Pour nous, le syndicat a effectivement un rôle à jouer, mais pour que le syndicat joue son rôle d'interlocuteur social, il faut qu'en face l'employeur, en l'occurrence l'employeur public pour ce qui nous concerne aujourd'hui, le joue aussi. Si vous avez un gouvernement qui ne veut pas négocier, ça met en péril même la démocratie sociale. Et vous savez, quand la démocratie sociale ne marche pas, ce qui se passe, c'est qu'après les citoyens se vengent dans les urnes. »


