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Comparution immédiate: Le prédateur de Facebook relâché à cause du coronavirus

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 25 mars 2020 à 19H10

L'affaire du jeune homme accusé de faire du chantage à ses victimes qu'il chassait sur Facebook à été renvoyée au 1er septembre 2020. Placé en détention provisoire à l'issue de son déferrement, le jeune prédateur devait initialement être jugé ce mercredi dans le cadre d'une comparution différée. Cette formule avait été choisie par le parquet afin que des investigations plus poussées puissent être menées. 

Le jeune homme séduisait des jeunes filles sur Facebook, demandait à ses proies de lui envoyer des photos osées pour ensuite leur faire du chantage. Il les menaçait de diffuser les photos sur les réseaux sociaux afin d'obtenir ce qu'il voulait de ses victimes. De nombreuses plaintes avaient été déposées à son encontre le menant en garde à vue. 

À l'ouverture de l'audience, la présidente expliquait qu'il y a avait un double problème avec ce dossier. Primo, certaines parties civiles, au nombre de 55, n'avaient pu être jointes et informées de la date de l'audience de ce jour. Secondo, en cas de renvoi au delà de la fin du mois d'avril, le prévenu aura effectué le maximum de détention provisoire possible dans le cadre d'une comparution à délai différé.

Elle sera dans l'obligation de libérer le prévenu pour le placer sous contrôle judiciaire. 

La présidente explique que si le renvoi était décidé avec une date avant fin avril, rien ne laisse à penser que le confinement à cause du coronavirus sera terminé, limitant la possibilité de rassembler tout le monde dans une même salle. Mais si le renvoi a lieu après le mois d'avril, elle sera dans l'obligation de libérer le prévenu pour le placer sous contrôle judiciaire. 

Comprenant la position du tribunal et l'importance de la présence de toutes les parties civiles, le parquet ne s'oppose pas à cette demande. "Ce séjour en prison lui a servi de leçon, de plus les problèmes liés aux problèmes de connexions, limitent les risques de récidive, je vous demande le placement sous contrôle judiciaire", plaide la défense. 

Le procès est renvoyé au 1er septembre 2020 par le tribunal qui justifie son choix par l'importance de pouvoir entendre toutes les parties civiles. Sans surprise, le prévenu est libéré et placé sous contrôle judiciaire. 

 

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