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Pas question pour l'Etat de s'immiscer dans les affaires de la SRPP

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 5 mars 2015 à 04H00

Le conflit qui vient de s'achever à la SRPP est remonté jusqu'au palais Bourbon. Lors de la séance des Questions au gouvernement, le député de la 7e circonscription, Thierry Robert, a remis sur la table le souhait formulé par ses soins en 2012 de sortir le département du monopole de cette entreprise de stockage de carburants.

"La SRPP a quasiment une mission de service public et l’entreprise a été créée grâce à des fonds publics. Début 2012, j’avais déjà proposé que l’Etat et les collectivités territoriales définissent un cadre institutionnel qui leur permette d’être acteurs et décideurs au sein de cette entité. Ces propositions ont été partagées par l’ensemble des acteurs lors d’un débat organisé par le préfet organisé en 2012. Elles n’ont toujours pas été concrétisées", a amèrement rappelé le député pour qui "l’idée d’une nouvelle gouvernance du stockage des hydrocarbures à La Réunion paraît légitime".

La fin du monopole de la SRPP est une décision qui doit être prise, selon lui, alors même que "le tout-automobile devient un risque insupportable pour notre île". Aller vers cette transition du mode de déplacement nécessite la mise en place d’un réseau de transports collectifs n’utilisant pas les énergies fossiles et financé par le "fléchage" d'une part des quelque 260 millions d’euros de TSC (taxe spéciale de consommation) perçus par la Région sur les hydrocarbures. Il revenait à la ministre des Outre-mer de marquer la position du gouvernement alors que la question s'adressait à la ministre de l'Ecologie.

"Je ne crois pas que nous puissions aller beaucoup plus loin"

Trois projets de bus à haut niveau de service à La Réunion sont déjà soutenus financièrement par l'Etat à hauteur d’une subvention de 15 millions d’euros, a précisé George Pau-Langevin.  

"Je ne suis pas persuadée que nous puissions aller beaucoup plus loin. Il appartient donc aux collectivités territoriales de prendre des mesures pour flécher la taxe spéciale sur la consommation vers d’autres modes de déplacement", a-t-elle toutefois envisagé.

Sur le conflit de la SRPP et ses conséquences récurrentes sur la vie économique, la ministre s'est calquée sur la lecture du préfet il y a deux jours.   

"il s’agit d’un conflit qui concerne une entreprise privée. Par conséquent, le préfet de La Réunion a pris les mesures utiles pour assurer la continuité des approvisionnements. Il a été le garant efficace de l’ordre public. Je ne crois pas que nous puissions aller beaucoup plus loin, d’autant que ni les emplois ni la pérennité de la société ne sont menacés. Le modèle actuel relève de l’économie régulée : l’État intervient dans la fixation des prix et vérifie que la rémunération de l’opérateur est juste. Cela étant, je ne vois pas comment l’État, qui n’est pas actionnaire, pourrait être présent au conseil d’administration de cette société privée !" a répondu George Pau-Langevin.

 

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