Jean-Paul Virapoullé accusé d'agression verbale par des délégués de la CFDT-CIREST

La guerre est déclarée entre Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André, et la section CFDT du personnel de la CIREST. Tout commence jeudi dernier, lorsque cette dernière prévoit d'organiser une conférence de presse portant sur les dysfonctionnements de la CIREST. La conférence de presse est annulée à la demande de Jean-Paul Virapoullé, également président de la CIREST. "Il nous a contactés en nous proposant plutôt de le rencontrer lors d'une audience, ce que nous avons accepté", explique Mickaël Boyer et Didier Ludel, délégués syndicaux de la CFDT-CIREST.
Rendez-vous était donc pris ce matin à 8h30 à la mairie de Saint-André. "Nous avons patienté une demi-heure, poursuit Mickaël Boyer, avant d'être prévenus par sa secrétaire de cabinet qu'il aurait du retard". Finalement, ils sont invités à se rendre au domicile de M. le Maire. "Lorsque nous sommes arrivés, M. Virapoullé est sorti de chez lui et nous a dit: 'Mi veux pas koz ek zot, moin na rien à foutre de la CIREST. Zot lé rien ke des vauriens, des gratteurs de cul!'", témoignent-ils.
"M. Virapoullé a pété un câble, c’est une véritable vendetta anti-syndicaliste"
Il aurait ensuite menacé du doigt Mickaël Boyer en ajoutant: "Moin va occup zot dossiers, sorte devant ma kaz!" Les deux délégués syndicaux se sont immédiatement rendus à la gendarmerie de Saint-Benoît déposer une main courante contre Jean-Paul Virapoullé pour agression verbale.
Pour Alain Mani, secrétaire général de la CFDT, "M. Virapoullé a pété un câble, c’est une véritable vendetta anti-syndicaliste". Il interpelle au passage Jean-Paul Virapoullé sur les déplacements "douteux" de la directrice de cabinet de la CIREST à la mairie de Saint-André : "Cette dame, payée par la CIREST et au service de la CIREST, aide M. Virapoullé à recevoir les contribuables à la mairie deux fois par semaine. Qu’il m’explique depuis quand c’est son rôle !"


