Yaël Braun-Pivet exclut toute dissolution et défend la stabilité des institutions

Invitée de RTL, la présidente de l’Assemblée nationale affirme qu’Emmanuel Macron n’a pas évoqué de dissolution lors de leur rencontre à l’Élysée. Elle se dit opposée à une présidentielle anticipée et met en garde contre une suspension précipitée de la réforme des retraites.
Alors que la crise politique se poursuit à Paris, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a tenu à réaffirmer son attachement à la stabilité des institutions. Invitée ce mercredi matin de RTL, elle a assuré qu’Emmanuel Macron « n’a pas évoqué la dissolution » de l’Assemblée nationale lors de leur entretien à l’Élysée, mardi. Une consultation pourtant indispensable avant toute décision de ce type. Pour la macroniste, une dissolution serait « coûteuse » et risquerait de « mettre un coup d’arrêt total au pays », alors que le Premier ministre démissionnaire, Sébastien Lecornu, tente encore de bâtir une majorité de compromis.
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Yaël Braun-Pivet a également pris ses distances avec les appels à suspendre la réforme des retraites, adoptée en 2023 sous l’impulsion d’Élisabeth Borne. « Cela me gêne, et je considère que si on devait aller dans cette direction, ce serait dans le cadre d’un deal global », a-t-elle expliqué, estimant qu’« il ne faut pas lâcher quelque chose tous les jours ».
Soutien affiché du chef de l’État, la présidente de l’Assemblée nationale s’est en outre dite « absolument pas d’accord » avec la proposition d’Édouard Philippe d’organiser une présidentielle anticipée. « Quand la mer tangue, il faut qu’on tienne tous la barre fermement, chacun à son poste », a-t-elle insisté, appelant à ne pas « déstabiliser les institutions ».
Ces déclarations interviennent alors que la majorité présidentielle tente toujours de sortir de l’impasse ouverte par la démission de Sébastien Lecornu. Le Rassemblement national a déjà refusé de participer aux consultations menées à Matignon, tandis que la gauche se présente en ordre dispersé. Le chef de l’État, lui, a laissé à son ancien Premier ministre jusqu’à ce soir pour présenter un scénario de sortie de crise.


