Un ti père abuse de sa fille : la justice prolonge sa détention

Un beau-père est soupçonné d’avoir abusé de la fille de sa compagne pendant près de 3 ans. La victime s’est confiée à son entourage, entraînant l’interpellation du ti père. La chambre de l’instruction a décidé de prolonger sa détention jusqu’à son procès.
Les faits commencent en 2019. Bernard*, 27 ans, est en couple avec une femme. En plus d’un enfant qu’ils ont eu ensemble, sa concubine est déjà maman d’une petite fille. Cette dernière va, à ses 9 ans, confier à sa grand-mère une histoire effroyable. Elle explique que son beau-père, Bernard, fait avec elle des « jeux » où ils doivent se toucher les parties intimes. L’histoire est répétée au médecin de la famille, sa cousine, et finalement, la jeune victime se confie à sa mère. Cette dernière réagit immédiatement et dépose plainte auprès des gendarmes.
Des violences sexuelles répétées
Ce que souligne le président de la Chambre de l’instruction, c’est la constance des faits dénoncés. La victime n’a jamais changé de version. De plus, l’expertise médicale montre des traces de pénétration et des ecchymoses qui viennent corroborer les accusations. Dans un premier temps, Bernard va totalement nier les accusations de pénétration. Plus tard, son discours change, et il relate qu’il n’a pas réussi à aller jusqu’au bout, malgré ses tentatives. Son passé judiciaire porte la trace d’une plainte pour viol en 2016 sur une mineure de plus de 15 ans, classée sans suite.
L’exceptionnel devient systématique
Là encore, le ministère public émet des réquisitions similaires à ce que l’on peut voir d’habitude dans les audiences pour les détentions exceptionnelles. D'aileurs, dans son réquisitoire, la procureure générale parle d'une "exception qui devient systématique".
Lire aussi : Cour criminelle : audiences trop nombreuses, un quinquagénaire reste en prison
Comme les audiences en cour criminelle sont pleines, elle demande la prolongation de cette détention. Cela permet aussi à Bernard de faire face à la justice le jour de son procès, tout en ayant aucun contact avec la jeune victime. De plus, l’homme ne possède pas de garantie d’hébergement hors de la prison. Sa famille n’ayant, pour le moment, pas fourni d’attestation pour l’accueillir. Certains membres, à la suite de l’éclatement de cette affaire, ne lui parlent même plus et sont réticents. En attendant, le tribunal a décidé de prolonger sa détention.
*prénom d'emprunt


