Un père corrompt sa fille de 14 ans : des textos sidérants et abominables

Jean-Ludovic G. n'en mène pas large lorsqu'on lui rappelle les détails des messages à caractère pornographique envoyés à sa propre fille alors qu'il jure "qu'il ne voulait pas coucher avec elle". Jugé prochainement, le quadragénaire demande à sortir de prison.
Placé en détention depuis le 7 novembre dernier, Jean-Ludovic G., la quarantaine, devrait être jugé très prochainement devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Mais le technicien de profession voudrait comparaitre libre à son procès pour corruption de mineure.
Devant les magistrats de la chambre de l'instruction ce mardi, le prévenu a l'air contrit. A l'étroit dans un tee-shirt jaune, il baisse la tête lorsque le président de l'audience mentionne les textos qu'il a écrit à sa propre fille aujourd'hui âgée de 14 ans. Il y a quelques mois, le comportement de l'adolescente et les vidéos intimes qu'elle publiait sur le réseau social Instagram avait alerté l'infirmière de son établissement scolaire.
Un tsunami familial qui se termine par des excuses
Un signalement et une enquête diligentée par le parquet de Saint-Pierre avaient conduit les gendarmes à Cilaos. Dans le téléphone du père de la collégienne, des messages à caractère pornographique par dizaine. Jean-Ludovic G. interrogeait sa propre fille sur ses préférences sexuelles, lui indiquant même "que coucher avec son propre père, c'était possible".
Ce qui aurait pu être un tsunami familial avait cependant été étouffé sous l'impulsion de la mère de la victime présumée lui déconseillant de porter plainte contre son père. L'histoire s'était terminée par des excuses paternelles alors que côté enquête les investigations se poursuivaient.
Le 6 novembre dernier, la jeune fille était hospitalisée en raison de troubles psychologiques importants nécessitant des soins ainsi que des actes de scarification. "Elle se coupait avant tout ça", ose le père à la barre du prétoire de la rue Juliette Dodu joignant le geste à la parole.
Le mis en cause invoquera également "une grosse erreur" face à la représentante de la société évoquant plutôt "une abomination la plus totale" ainsi que des textos "sidérants, doublés d'une demande de silence". Comme dans quasi toutes les affaires d'inceste.
La cour s'est laissée 24 heures de réflexion avant de décider de la poursuite de l'incarcération du mis en cause ou d'un placement sous contrôle judiciaire. Après en avoir délibéré, les magistrats de la rue Juliette Dodu ont décidé que l'accusé resterait en détention jusqu'à son procès.


