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Sodegis : Quand on prend le risque de tout casser pour des raisons politiques

La SODEGIS (Société de développement du groupement intercommunal du Sud) est une SEM créée en 1990 afin d’accompagner les communes de la Communauté de communes du Sud dans la conduite de leurs politiques d’aménagement et d’habitat. Elle leur apporte ses compétences en matière d’ingénierie de la maîtrise d’ouvrage essentiellement dans le logement social. C’est une […]

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 28 janvier 2015 à 18H22

La SODEGIS (Société de développement du groupement intercommunal du Sud) est une SEM créée en 1990 afin d’accompagner les communes de la Communauté de communes du Sud dans la conduite de leurs politiques d’aménagement et d’habitat. Elle leur apporte ses compétences en matière d’ingénierie de la maîtrise d’ouvrage essentiellement dans le logement social.

C’est une société qui marche bien et qui ne connait pas de problèmes particuliers. Elle a pour président Bachil Valy, pour directeur général Philippe Asservadompoullé, emploie une centaine de personnes et est basée à l’Etang-Salé.

Philippe Asservadompoullé remplissait ses fonctions à la satisfaction générale et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Jusqu’à ce que André Thien-Ah-Koon devienne président de la CASud.

Il se trouve que la CASud est un des principaux actionnaires de la Sogedis, avec la Caisse des Dépôts et Consignations. Or, le président de la CASud n’est autre que TAK, lui même ami intime et allié politique de Bachil Valy, le président de la Sodegis.

Président, c’est bien mais ce n’est pas ou peu rémunéré. Président directeur général, c’est mieux car là, la rémunération peut aller jusqu’à 5 ou 6.000€ comme c’est le cas dans les SEM de la mairie de Saint-Denis. D’où la grosse envie de Bachil Valy de devenir PDG, avec le salaire qui va avec.

Mais, à ce jeu de chaises musicales, si Bachil Valy devient PDG, le directeur général actuel serait de trop et il faut donc le pousser vers la sortie pour permettre au cumulard maire de l’Entre-Deux, par ailleurs également conseiller général, de lui piquer sa place.

C’était le but d’un conseil d’administration qui s’est tenu le mois dernier. Mais TAK et Bachil Valy n’avaient pas prévu la réaction de la Caisse des Dépôts et Consignations qui s’est opposée à la manoeuvre, arguant que l’actuel directeur donnait toute satisfaction et que s’il partait, il fallait le remplacer par quelqu’un d’au moins aussi compétent. Ils se refusaient à casser un outil qui marche…

Un nouveau conseil est donc prévu vendredi prochain, mais la Caisse des Dépôts aurait menacé, si TAK et Bachil Valy s’entêtaient à passer en force, de ne plus financer la Sodegis et la CASud en matière de logement social…

On verra bien ce qu’il en ressortira. Nous serons vigilants…

 

Sodegis : Quand on prend le risque de tout casser pour des raisons politiques

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