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SDIS : Les avances d’un sergent vis-à-vis d’une collègue l’envoient au tribunal

« C’est d’actualité » comme a dit le procureur, Christophe Gourlaouen, ce mardi au tribunal de Champ Fleuri. Le harcèlement moral ou sexuel subi par les femmes dans le cadre professionnel fait débat et « dans des milieux traditionnellement d’hommes qui se féminisent, tels que l’armée, la police et la gendarmerie, la question se pose de savoir où […]

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 07 mars 2018 à 06H56

« C’est d’actualité » comme a dit le procureur, Christophe Gourlaouen, ce mardi au tribunal de Champ Fleuri. Le harcèlement moral ou sexuel subi par les femmes dans le cadre professionnel fait débat et « dans des milieux traditionnellement d’hommes qui se féminisent, tels que l’armée, la police et la gendarmerie, la question se pose de savoir où est-ce qu’on met la limite, à la séduction, la drague ou le harcèlement ? »
 

Il s’agit cette fois-ci d’un sergent et d’une caporal du SDIS 974. Selon la victime, devenue depuis sergent dans une autre commune, « c’est un milieu difficile pour les femmes ».

Déjà victime de harcèlement à la caserne de Saint-Denis en 2015, elle avait été mutée à Sainte-Marie. L’année dernière, pendant 4 mois, rebelote, de la part de son supérieur : « Il me forçait à lui faire la bise même si je préfère serrer la main des collègues, puis s’en vantait. Et me reprochait plusieurs fois de ne pas lui dire bonjour ».

Ça paraît plutôt soft quand elle le dit comme ça. Mais visiblement affectée par ces incidents, tremblante dans la salle d’audience, elle ne dit pas tout.
 
L’enquête révèle des avances lourdes : il enchaîne les blagues salaces, s’invite à prendre un café à son domicile, lui propose de venir cueillir des letchis chez lui de façon peu discrète, insiste à plusieurs reprises pour qu’elle lui dise bonjour, s’introduit dans la chambre de garde réservée aux femmes pour la voir, dit n’avoir en aucun cas peur de son compagnon pourtant policier. Et cette fameuse « dispute » où il se met à frapper « comme un malade » selon des témoins sur la porte de la chambre de garde, à nouveau. Une fois la porte ouverte, il crie et la menace, tout cela car, encore une fois, elle avait osé lui serrer la main.
 
Si on ne peut certainement pas parler d’agression sexuelle, la vie professionnelle devient plus que pesante pour la jeune femme qui se met en arrêt maladie.
 
Elle le drague car « elle pose des questions sur (sa) vie »
 
Le pompier de 51 ans, soldat du feu depuis 1991, conteste les faits. À la caserne de Sainte-Marie depuis 2014, sa femme est décédée en 2015 et il doit aujourd’hui élever seul ses trois enfants. L’aménagement de ses horaires aurait dû avoir comme effet que les deux employés ne se croisent pas, mais il avait tendance à arriver plus tôt. Il reconnaît avoir frappé à la porte pour lui parler mais c’est elle qui se serait mise à lui hurler dessus en premier. De plus, c’est elle qui le draguait : « Elle me posait des questions sur ma vie ». En plus, la victime est « une zoreil qui a des privilèges » et qui selon lui couche sûrement facilement, vu ce qu’il s’est passé à la caserne de Saint-Denis. « Tout le département était au courant », avoue-t-elle.
 
Depuis, il a été muté dans une autre caserne, mais ne voit pas ce changement comme une sanction du SDIS. Il en a cependant retenu une leçon : « Je me méfie des femmes ».
 
Il a été condamné à 4 mois de sursis.

 

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