Port de pêche, bassin de baignade et “tolérance zéro” : Patrick Dalleau déroule ses priorités pour Saint-Benoît

Lors d’un meeting organisé samedi soir au circuit Félix-Guichard à Sainte-Anne devant plus de 200 personnes (400 selon le candidat), Patrick Dalleau a présenté sa liste “Saint-Benoît d’abord, l’Union des forces vives” et les grands axes de son programme.
Le candidat met en avant trois priorités : “tourner Saint-Benoît vers la mer”, “refondre” la stratégie de sécurité et relancer l’économie, avec l’objectif affiché de redonner à la commune une dynamique et une attractivité perdues selon lui. Il revendique un programme “ambitieux, finançable et réalisable”, qui s’appuierait sur des partenariats avec l’État, l’Europe, la Région, le Département et la Cirest.
Premier marqueur revendiqué par le candidat : l’ambition de rouvrir la ville à l’océan. Patrick Dalleau dit vouloir “tourner à nouveau Saint-Benoît vers la mer”, en misant sur deux projets structurants.
Il annonce d’abord la volonté de “concrétiser la réhabilitation d’un port de pêche sur le secteur du Butor”, présenté comme un retour à une activité historiquement ancrée dans la commune. Dans le même esprit, il met en avant la plage de sable noir située “à la Marine”, au lieu-dit “Bourbier des Rails”, aujourd’hui peu valorisée selon lui. Son projet prévoit la création d’un “bassin de baignade sécurisé” sur ce site, ainsi que des aménagements pour les familles : espaces de pique-nique, zones ombragées et équipements adaptés.
Le candidat associe ces aménagements à un objectif de développement économique : “lorsque le littoral sera structuré”, il pourrait permettre l’installation d’activités de restauration et d’animations, et “générer des emplois locaux”. Il évoque également des parcours sportifs et des espaces de promenade, ainsi que la possibilité, à terme, de favoriser des pratiques nautiques.

Sécurité : police municipale 24h/24 et supervision vidéo
Autre axe central du discours : la sécurité, présentée comme une “priorité absolue”. Patrick Dalleau plaide pour un renforcement de la police municipale et pour une présence continue sur le terrain. Il affirme que la commune ne peut rester dans une configuration où, “à 18 heures, tout est fermé”, et défend l’idée d’une police municipale fonctionnant “24 heures sur 24”.
Dans le détail, il propose de revoir la stratégie de vidéoprotection. Selon lui, “c’est de notoriété publique” que les caméras installées sur le territoire communal ne sont pas reliées à un centre opérationnel permettant une intervention rapide. Il annonce donc la création d’un centre de supervision urbaine, avec des opérateurs habilités “qui scrutent les écrans en permanence” et peuvent déclencher l’intervention d’une patrouille en cas de besoin.
Le candidat insiste aussi sur une coordination renforcée entre les forces de sécurité — police municipale, ASVP et gendarmerie — afin de “couvrir intégralement” le territoire. Il mentionne par ailleurs l’installation d’une brigade de gendarmerie à Bras-Fusil, qu’il dit saluer.
Sur le terrain, il promet également de sécuriser les abords des écoles et des zones commerciales, et revendique une ligne de “tolérance zéro” face aux atteintes à la tranquillité publique. “Je serai un maire juste. Mais je serai également un maire ferme”, affirme-t-il.
Économie : foncier, accompagnement “360” et clauses sociales
Troisième pilier mis en avant : l’économie et l’emploi, avec une idée récurrente dans le discours : “la dignité par le travail”. Patrick Dalleau dit refuser un modèle où les habitants “vivent de la charité” et affirme vouloir créer les conditions pour que les Bénédictins puissent “vivre dignement du fruit de leur travail”.
Le candidat annonce notamment la création d’un guichet unique pour l’emploi et les porteurs de projets, avec une cellule d’accompagnement “de type 360”, censée éviter que les entrepreneurs soient “ballottés” entre les institutions. Il propose aussi d’intégrer des clauses sociales dans les marchés publics afin de favoriser l’embauche locale, et promet un “soutien structuré” à l’artisanat, ainsi qu’un accompagnement des jeunes entrepreneurs.
Sur le plan de l’aménagement économique, Patrick Dalleau veut favoriser l’installation d’investisseurs en mettant du foncier à disposition des entreprises. Il estime que, même si certaines compétences relèvent de la Cirest ou de la Région, la commune doit “prendre sa part”. Il appelle également à dépasser les tensions internes au sein de l’intercommunalité afin que l’Est “redevienne la locomotive du département”.

“Sans casserole” et favorable à “l’union des droites”
Dans un contexte de forte concurrence à Saint-Benoît avec huit candidats en lice, Patrick Dalleau se présente comme un candidat “sans casserole”, affirmant n’avoir “aucune plainte” à son encontre et n’avoir “jamais été suspecté d’avoir détourné des fonds publics”. Il se décrit comme “de sensibilité de droite” - s’il l’avait évoqué, il n’a pas demandé le soutien des Républicains - mais à la tête d’une “liste d’ouverture” composée, selon lui, de “vrais gens” issus de la société civile, du tissu associatif et du monde économique.
On retrouve notamment sur sa liste le président de l’association d’entraide solidaire Tien Bo ensemb, Jérôme Sellaye, l’ancien responsable de la chambre d’agriculture dans l’Est, Claude Lebeau, le président de la maison des associations (MDA) de Saint-Benoît, Jimmy Bègue ou encore le directeur du parc du Colosse, à Saint-André, Giovanni Marsan.
Sur le plan politique, il dit être favorable à “l’union des droites” et donc à un rapprochement avec la liste de Sabrina Ramin. Reste désormais à savoir qui arrivera en tête au premier tour entre les deux candidats estampillés à droite de l’échiquier bénédictin.
En 2020 au premier tour, Sabrina Ramin s’était positionnée en deuxième place (19,64 %), devant Patrick Dalleau (15,59 %). Ce dernier avait alors fait le choix d'une union tournée vers la gauche. Le choix pourrait cette fois être bien différent.


