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Palais de Justice de Saint-Pierre : Quand la Justice condamne Macron…

Correctionnelle Sud - Jeudi 15 février 2018
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 15 février 2018 à 17H20
Édifiant à plus d’un titre, le débrayage de TOUS les services du TGI de Saint-Pierre, ce matin à 10 heures.
 
Ils sont venus, ils sont tous là. Juges, procureurs, substituts, greffiers, huissiers, avocats et tous les personnels administratifs.
Une raison simple, serinée par tous : les réformes annoncées, on n’en veut pas ! Voilà ce qu’a dit en substance le bâtonnier Boto, conforté par tous ses pairs.
 
Selon les personnes que nous avons interrogées, dans tous les corps de services, les raisons de cette grogne sont nombreuses.
 
- On va en arriver à la suppression des Tribunaux d’Instance. Pour les remplacer par quoi ?
 
- On va insister sur les départs volontaires à la retraite. Mais on ne sait toujours pas à quelles conditions.
 
- Déjà, sous l’ère catastrophique du ludion Sarko, on avait supprimé quasiment toutes les structures de proximité : on voit le résultat.
 
- Mettra-t-on ces personnels éjectés dans les arcanes du fumeux service militaire annoncé à grands frais ?
 
- La circonscription judiciaire de Saint-Pierre va de Trois-Bassins à Saint-Philippe en passant par Cilaos, Plaine-des-Cafres and so on ! On a supprimé les structures de proximité, les Juges de Paix et le reste à l’avenant.
 
- Les affectations des personnels restants se feront au gré des circonstances ?… ou des humeurs ?
 
- De nombreuses études de cas se feront « à distance » Ah bon ? Et le contact humain, indispensable ?
 
- Avec l’augmentation de la population, donc celle de la délinquance, que personne ne nie (sinon les pouvoirs publics), les rôles des tribunaux sont de plus en plus engorgés. Auparavant, il y avait UNE session d’Assises par an. Maintenant, il y en a au moins 6 ! Lorsque je suis revenu au Quotidien, agence de saint-Pierre, en 1985, la séance correctionnelle commençait à 8 heures et on en avait vu le bout à 11 heures à tout péter. Aujourd’hui, il y a au moins 3 séances par semaine, après-midi comprises. C’est normal vu l’augmentation citée ci-dessus ; mais ce n’est pas en supprimant les structures, les moyens et les personnels, qu’on va résoudre la difficulté. Un enfant de 10 ans le comprendrait.
 
Mais autant souffler dans une contrebasse, n’est-ce pas ? Ou pisser dans un violon..
 
 Et vive les économies injustifiées.

 

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