Mandat d'arrêt décerné à La Réunion à l'encontre d'Arnold Cadet, déjà incarcéré au Bénin

Mais pour cela, le gourou qui avait repéré la vulnérabilité du comptable demandait la multiplication des billets. C'est ainsi qu'en 2018, pris dans une spirale infernale, ce dernier avait réalisé de nombreux virements au profit de différents protagonistes qui se sucraient au passage. À l'issue d'une enquête et d'un procès en octobre 2020, plusieurs condamnations étaient tombées. Arnold Cadet avait écopé de 4 ans de prison dont un assorti d'un sursis probatoire ainsi que du remboursement de 1.257.700 euros au titre des dommages et intérêts à verser au Lycée La Renaissance.
Clamant son innocence malgré de nombreuses preuves, Arnold Cadet avait fait appel de cette condamnation. Entre temps, l'homme d'affaires auto-proclamé avait entamé des démarches afin de développer son potentiel en Afrique de l'Ouest. En décembre 2021, on le retrouvait sur les réseaux sociaux en tant qu'ambassadeur d'un réseau de bienfaisance au Bénin, le ROSCAO. Trompant à nouveau ses interlocuteurs africains, il avait promis monts et merveilles. Mais rattrapé par son passé judiciaire, il avait été radié du ROSCAO et sa sulfureuse réputation commençait à faire des vagues.
Des entrepreneurs réunionnais arnaqués au Bénin
Le 19 septembre dernier, surpris en train d'arnaquer des chefs d'entreprises réunionnais venus au Bénin pour honorer un juteux marché public, Arnold Cadet, alors sous surveillance, avait été interpellé dans un restaurant de Cotonou. Actuellement en détention provisoire dans la capitale béninoise en attendant son procès pour escroquerie, renvoyé au 13 janvier 2023, dans laquelle son fils mineur est aussi poursuivi, le coureur automobile n'était donc pas présent à son procès en appel, ni représenté.
L'avocat général a requis la même peine que celle prononcée par les juges de première instance. La cour a suivi ces réquisitions, 4 ans d'emprisonnement, et décerné, ce jeudi matin, un mandat d'arrêt à l'encontre du prévenu. Les autres dispositions rendues lors du premier jugement restent identiques, les parties civiles n'ayant pas fait appel.


