Saint-Paul : la mobilisation lycéenne se tend après l’interpellation d’un jeune masqué

Des tensions ont éclaté ce jeudi matin lors de la mobilisation lycéenne à Saint-Paul. L’interpellation d’un jeune masqué par les gendarmes a été suivie de quelques jets de galets et de l’usage de gaz lacrymogène. Les jeunes se sont dispersés.
La mobilisation lycéenne à Saint-Paul a connu un regain de tension ce jeudi 8 octobre. Alors que le rassemblement se déroulait jusque-là dans une ambiance pacifique, les gendarmes ont interpellé un jeune masqué.
Cette intervention a déclenché des tensions. Quelques jets de galets ont été observés et les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. Les jeunes se sont ensuite dispersés.
Plus tôt dans la matinée, des élèves de plusieurs établissements de l’Ouest avaient rejoint le centre-ville de Saint-Paul pour dénoncer leurs conditions d’apprentissage. Après un bref blocage du lycée Saint-Paul 4, le cortège avait été rejoint par des élèves des lycées Évariste-de-Parny, hôtelier Christian-Antou et Louis-Payen, ainsi que par des jeunes venus de La Possession.
Professeurs non remplacés, classes surchargées et Parcoursup
Avant les tensions, les lycéens avaient exprimé leurs préoccupations concernant les classes surchargées, les professeurs absents non remplacés et le manque de temps pour déjeuner à la cantine.
Line, élève de première au lycée Louis-Payen, s’interrogeait sur "quelle égalité des chances il y a quand des professeurs ne sont pas remplacés et que le seul moyen de travailler la matière c'est de prendre des cours du soir". Elle estimait que "les élèves les moins favorisés sont exclus".
L’orientation après le bac figurait également parmi les motifs de mobilisation. Arthur, scolarisé au lycée Louis-Payen, dénonçait un autre aspect : "c'est Parcoursup qui nous met dans la rue, c'est un système qui est mal fait".
Une dizaine de gendarmes étaient présents pour encadrer le rassemblement. Plus tôt, un échange avait conduit quelques jeunes masqués à découvrir leur visage pour poursuivre la manifestation.


