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Nouvelle mobilisation lycéenne à La Réunion ce mardi, les syndicats en soutien

Ecrit par Zinfos974 – le mardi 6 octobre 2026 à 07H17

Une nouvelle journée de mobilisation lycéenne est annoncée ce mardi 6 octobre, avec le soutien de la CGTR, de FO, de Solidaires et de la FSU Réunion. Après les violences survenues lundi à Saint-Benoît, des élèves ont dénoncé les agissements des « casseurs ». Les deux écoles des Girofles restent fermées ce mardi.

Les lycéens sont appelés à se mobiliser de nouveau ce mardi 6 octobre à La Réunion. Dans le prolongement du mouvement national et des rassemblements de ces derniers jours, leurs revendications portent sur davantage de moyens pour étudier : des enseignants, des assistants d’éducation, des infirmières, des personnels administratifs et techniques, mais aussi des classes moins chargées et l’abandon de Parcoursup.

La CGTR, FO, Solidaires et la FSU Réunion soutiennent cette mobilisation. Les organisations appellent les salariés à participer aux manifestations, tandis que la FSU et d’autres syndicats appellent les personnels à faire grève.

Présente lundi au lycée Bel-Air de Sainte-Suzanne, dans le cadre d’un déplacement consacré aux élections professionnelles du 10 décembre, Béatrice Fauvinet, co-secrétaire générale de la FSU territoriale, a souligné les préoccupations communes aux élèves et aux agents. « C’est en solidarité », a-t-elle expliqué à propos de l’appel à la grève de ce mardi. Sur le manque de professeurs, les moyens et les conditions d’enseignement, « on se retrouve sur les revendications », a-t-elle ajouté.

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Les syndicats contestent également les priorités budgétaires du gouvernement. Dans leur communiqué commun daté du 4 octobre, la CGTR, FO et Solidaires demandent que les moyens répondent aux besoins de l’école, des hôpitaux, des services publics, des salaires et de la protection sociale. Ils dénoncent une réponse aux revendications lycéennes qu’ils jugent « avant tout sécuritaire ».

« On était là pour nos droits, pas pour tout ça »

Cette nouvelle journée intervient au lendemain des heurts survenus aux abords du lycée Patu-de-Rosemont, à Saint-Benoît. Lundi matin, des véhicules d’enseignants ont été dégradés, des poubelles incendiées et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre. La préfecture a également indiqué qu’une tentative d’intrusion dans le lycée avait été empêchée.

Un gendarme a été légèrement blessé et les militaires ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les groupes. La mairie a aussi rapporté qu’un policier municipal avait été blessé par un jet de bouteille.

Des lycéens venus manifester pacifiquement ont dénoncé ces violences. Rencontrés sur place lundi, Mathéo, Laïa et un autre élève ont expliqué avoir préparé des affiches pour défendre leurs droits avant de se retrouver au milieu des heurts. « Mais il y a des gens qui ont commencé à faire n’importe quoi, des casseurs », ont-ils raconté.

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Ils ont exprimé leur crainte de voir ces agissements prendre le pas sur leurs revendications. « En fait, ça nous décrédibilise. De base on était là pour nos droits, pas pour tout ça. »

Lors de sa prise de parole lundi, Béatrice Fauvinet a elle aussi distingué les lycéens mobilisés des auteurs de dégradations. Face aux tensions, elle a plaidé pour davantage de moyens consacrés aux éducateurs de rue, à la médiation sociale et aux centres sociaux, « plutôt que de la répression ».

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Les deux écoles des Girofles fermées ce mardi

Les événements de lundi ont également touché les établissements voisins. Les élèves de Patu-de-Rosemont ont été confinés dans leurs classes durant la matinée. À l’école élémentaire des Girofles, le Plan particulier de mise en sûreté a été déclenché et une cellule d’écoute psychologique a été mise en place par le rectorat. La maternelle est restée fermée, son accès ne pouvant être sécurisé.

Ce mardi, les écoles maternelle et élémentaire des Girofles restent toutes deux fermées. La Ville de Saint-Benoît a annoncé cette décision lundi, après concertation avec le rectorat, la sous-préfecture et la gendarmerie. « La continuité pédagogique sera assurée », a précisé la municipalité. Les parents sont invités à contacter la direction de leur école pour connaître les modalités prévues.

Les forces de l'ordre mobilisent des drones

Dans ce contexte, un arrêté préfectoral signé lundi autorise la gendarmerie à utiliser un drone pour capter et transmettre des images ce mardi, de 6 heures à 20 heures, dans des secteurs définis autour d’établissements de Saint-Louis, Sainte-Marie, Saint-Benoît, Saint-Paul et du Tampon. La préfecture invoque la prévention des troubles à l’ordre public et la sécurité des personnes et des biens.

Etiquettes : Mobilisation lycéenne | PU2

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