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Des lycéens de Roland-Garros au Tampon contestent l'arrêté préfectoral qui leur interdit de manifester

Ecrit par Zinfos974 – le jeudi 8 octobre 2026 à 16H10
Des manifestants aux abords du lycée du Tampon lundi 5 octobre (photo : G.D.)

Au lendemain de l'arrêté préfectoral interdisant les rassemblements aux abords du lycée Roland-Garros ces jeudi 8 et vendredi 9 octobre, les élèves mobilisés dénoncent une atteinte à leur liberté de manifester. Dans un communiqué rédigé ce jeudi, ils réclament le retrait de cette mesure et demandent à être entendus.

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“La liberté de manifester ne saurait être sacrifiée au nom d’une logique sécuritaire.” Des lycéens de Roland-Garros au Tampon contestent la décision préfectorale annoncée mercredi 7 octobre, après plusieurs journées de tensions liées au mouvement lycéen.

“Depuis le début de notre mobilisation, nous plaidons pour l’amélioration de nos conditions d’études, pour un renforcement des moyens alloués à l’Éducation nationale, pour des classes propices à l’apprentissage et pour un avenir qui ne soit pas défini sans nous”, écrivent Gabrielle Dugain et Erwan Vélonaky.

Tout en condamnant les violences et les dégradations survenues ailleurs, ces élèves assurent que leur mobilisation s'est déroulée majoritairement dans le calme. “Nous ne pouvons accepter que ces incidents servent de prétexte pour priver l’ensemble des lycéens de leur liberté de manifester”, poursuit leur communiqué.

“Nous demandons à être entendus”

Les lycéens dénoncent une réponse de plus en plus sécuritaire, évoquant notamment le déploiement des forces de l'ordre, la surveillance par drones et les interpellations.

“Nous sommes des lycéennes et des lycéens. Nous ne représentons pas une menace pour l’ordre public”, affirment-ils, avant d'insister : “Nous ne demandons pas à être réprimés. Nous demandons à être entendus.”

Ils demandent ainsi la levée de l'arrêté préfectoral pour poursuivre leur mobilisation pacifiquement.

Le communiqué revient également sur l'interpellation controversée d'un lycéen, au cours de laquelle un policier aurait exercé une pression sur sa tête avec son genou. Évoquant l'enquête ouverte par le parquet de Saint-Pierre, les élèves dénoncent un geste “inacceptable” et apportent leur soutien au jeune concerné et à sa famille.

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“Parce que nous sommes jeunes, notre parole ne vaut pas moins que celle des autres. Parce que nous sommes lycéens, nos libertés fondamentales ne valent pas moins que celles des autres”, concluent-ils.

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