Madagascar : La mouvance Ravalomanana contre-attaque

Alors que la crise politique malgache est au point mort, les relations déjà tendues entre les mouvances Rajoelina et Ravalomanana s’enveniment.
De quoi hypothéquer à court et moyen terme la tenue du prochain scrutin présidentiel de mai 2013, qui selon la Feuille de route de Maputo signée le 17 septembre 2011, doit se tenir dans un climat apaisé, propice à la tenue d'élections crédibles et démocratiques.
Les dernières déclarations accusatoires entre les deux camps ont sérieusement plombé l’atmosphère électorale, comme le relate lexpressmada.com.
[Il y a quelques jours, le lieutenant-colonel René Lylison, proche du pouvoir en place avait ouvert les hostilités]url:http://www.indian-ocean-times.com/Madagascar-Marc-Ravalomanana-accuse-d-avoir-aide-l-ennemi-public-n-1_a283.html . A la tête des militaires d’élite envoyés dans le grand Sud malgache pour traquer l’ennemi public n°1 Remenabila, chef des voleurs de zébus (dahalo), l’officier a ouvertement impliqué l’ancien président déchu Marc Ravalomanana de collusion mafieuse avec les voleurs de bétail, responsables selon le gouvernement malgache de l’insécurité croissante de la région de Fort Dauphin.
"Il a été convenu de la mise en place d'une transition consensuelle et non pas unilatérale"
La réponse des proches de Ravalamonana ne s’est guère faite attendre. "Ça suffit ! Nous n'accepterons plus si la situation actuelle continue ! Il a été convenu de la mise en place d'une transition consensuelle et non pas unilatérale… Ne cherchez pas de boucs émissaires chaque fois que vous n'arrivez pas à gérer une situation", a fustigé avec véhémence Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès et chef de délégation de la mouvance Ravalomanana.
Les proches de Ravalomanana par la voix de Mamy Rakotoarivelo critiquent le président de Transition, Andry Rajoelina, coupable selon eux d’être l’unique responsable de l’éloignement forcé de la scène politique malgache de leur mentor Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud depuis 2009.
Mamy Rakotoarivelo n’épargne pas non plus le Premier ministre, Omer Beriziky, "qui n'a pas le courage politique" de respecter les dispositions de la Feuille de route, notamment en ce qui concerne la libération des détenus politiques, signe tangible de réconciliation nationale amorcée sur le terrain.
La mouvance Ravalomanana a la ferme intention de saisir la justice à l'encontre des propos diffamatoires du Colonel René Lylison, commandant de la Force d'intervention spéciale, sur l’implication éventuelle de Marc Ravalomanana dans les vols de zébus perpétrés dans le Sud.
Une plainte qui viserait également le Général Richard Ravalomanana, Commandant de la Gendarmerie.
Source: [http://www.indian-ocean-times.com/]urlblank:http://www.indian-ocean-times.com/


