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Les démons invisibles… lui ont commandé de peloter une mineure

Correctionnelle Sud – Jeudi 09/02/2017 :
Ecrit par zinfos974 – le samedi 11 février 2017 à 14H35

A-t-il été atteint par le démon de midi ? S’est-il soumis aux injonctions des démons de 14h30 ? Ou alors, sont-ce les démons de minuit qui ont dirigé ses mains baladeuses ? A-t-il voulu palper la gamine ? La violer ? Il ne sait pas et, pour en finir, nie le tout : « J’ai été poussé par une force ! »

Ou alors il ne se souvient de rien. Ou si peu que ce n’est même pas la peine d’en parler, selon lui.

Touche-à-tout bien intentionné !

Jean-Patrick Hoarau, grand costaud de 54 ans, aux temps grisonnantes et aux mains fouineuses, sans casier judiciaire, est ami de longue date d’une dame de Saint-Leu. Un jour d’août 2016, celle-ci lui demande de changer une ampoule grillée chez elle. Il est d’accord et viendra à 12h00, heure précisément où elle ne sera pas là. Mais sa fille mineure oui.

A l’heure promise, il se présente au domicile de son amie « de longue date ». La gamine, qui prend sa douche, lui demande de s’en aller, ce à quoi il se refuse.
Bien au contraire, s’emparant d’une serviette-éponge malicieusement placée sur sa route, il fait irruption dans la salle-de-bains et entreprend d’essuyer ce jeune corps qui l’émoustille. Il fait d’ailleurs un peu plus que l’essuyer : attouchements sur les seins, le corps, les partie intimes de la gamine. Puis il l’embrasse.

Mais comment le tribunal eut-il être aussi bouché ? Comment le jeune public de collégiens ose-t-il s’insurger et huer ? Comment les enquêteurs sont-ils bornés au point de ne rien comprendre ?

Le côté obscur de sa force…

Car selon une de ses versions, Jean Patrick a caressé et embrassé la jeune fille « pour la féliciter d’avoir eu son Bac, madame la Présidente ! » C’est si difficile que ça à admettre ?

Ben oui. Parce que selon son autre version, « je n’ai rien fait du tout, moi. La pas moin la fait ça ! »
« Mais comment ça se fait ? » s’enquiert la présidente Dinot.
« Mi connais pas. Mi peux pas dir à ou ».
« Vous avez pourtant avoué devant les enquêteurs », précise (sans doute par malice ?) la présidente.
« Oui, s’indigne vertement notre victime de la société. Zot la fait peur à moin, la oblige à moin à avouer et à signer ! »
Ah ben fallait le dire tout-de-suite…
Surtout que bonhomme présente ce qui, selon lui, est une excuse absolutoire indiscutable :
« Mi jure moin la pas fait ça ! Na in’ force que la pousse à moin fait toute ça. Mon cas lé difficile à expliquer (ça, on veut bien admettre). Moin té pas dans in état normal ».

Bon ! iIl l’a fait ou pas ? Faudrait savoir…

Ah oui, moin la honte !

Est-il sincère ou un sérieux prétendant aux Molières ? Car il n’arrête pas de se couper et s’entailler jusqu’à ne plus savoir où il en est.
Il n’a rien fait… mais a dit à la jeune fille de ne rien dire.
Il n’a rien fait… mais a demandé pardon à son épouse et ses enfants.
Il n’a rien fait… « mais avez-vous honte ? » demande la présidente, laquelle n’est pas juge d’instruction pour rien.

« Ah oui, moin la honte ! » affirme-t-il avec force. Mais de quoi… s’il n’a rien fait ?
Les experts psy n’ont décelé aucune anormalité chez lui, pas la plus petite déviance ; pas même le plus infime soupçon de force obscure démoniaque qui aurait pu, à la rigueur…

Un démon trop fort pour les toubibs !

Radios, scanners, IRM et autres invocations d’esprits ou tables dansant la gigue n’ont pu mettre à jour les démiurges, trop malins sans doute pour les scientifiques. Il est vrai« qu’il y a plus de choses dans le ciel, Horatio… »

« Le plus dur c’est que moin la perde in’ grande amie ! » La maman a refusé d’accepter ses excuses, des fois qu’il lui prendrait, un de ces quatre, l’envie de changer une autre ampoule ?

« Moin lé devenu fou carrément, mais i faut être dans ma tête pou comprendre ».
Me Morel n’a pas eu à trop forcer son talent pour replacer les choses dans leur réalité crue.

Pour ce qui est de la défense de ce triste individu, sincèrement, je ne peux vous dire de quoi cette avocate a parlé ! Elle s’est en effet livrée à une plaidoirie très confidentielle, susurrée, chuchotée, presque mimée à l’intention de la seule présidente, oubliant certainement qu’une audience correctionnelle est publique… comme la justice. Laquelle justice n’a pas donné dans le mysticisme de l’accusé : 6 mois avec sursis et 2300 euros de dommages-intérêts divers.

Une chose me laisse sur ma faim : pourquoi le démon pousse-au-crime a-t-il juste forcé l’autre comique à des attouchements « seulement » ?  Il n’y a pas songé ? C’est un velléitaire ? Lu lé coupé ou quoué ?

Jules Bénard

 

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