Le président et le "patron" de la SNSM de St-Gilles démissionnent
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Suite aux problèmes rencontrés entre les bénévoles et le siège, [dont le dernier en date est la réception de gilets de sauvetages]urlblank:https://www.zinfos974.com/Sauvetage-en-mer-Les-3-stations-SNSM-de-l-ile-fermees-jusqu-a-nouvel-ordre_a146888.html , selon les bénévoles, non-valides car non-révisés, le président de la station de sauvetage en mer de Saint-Gilles, Philippe Vantomme, a démissionné. Il s'en explique dans un communiqué ci-dessous.
Le "patron" (capitaine) de la vedette de Saint-Pierre a pris hier la décision de prendre la mer en cas d'urgence avec ces mêmes gilets. En revanche, le patron titulaire de la vedette de Saint-Gilles, estimant que les demandes insistantes à prendre la mer malgré les doutes sur la validité des équipements de sécurité, a décidé lui aussi de démissionner. Dans la foulée, un patron suppléant, le vice-président, et deux canotiers ont fait de même.
Contacté, le patron démissionnaire, Patrick Vatel, explique les raisons de sa décision, un véritable crève-coeur pour lui: "Je suis directement responsable de la sécurité des équipages. On me demande de coller des étiquettes à la légère, alors que nous devons être intransigeants sur la sécurité. Par ailleurs, ce problème de gilets n'est que la partie émergée de l'iceberg. Nous remplissons notre mission de sauvetage, mais le siège n'a pas mis en place de dispositif de formation, quand nous avons une obligation de formation régulière."
Ci-dessous, le communiqué du président de station, Philippe Vantomme :
Ce mercredi 4 décembre est une triste journée pour moi. Après 4 années au poste de président et bénévole de la station et 6 années passées comme sauveteur embarqué, je décide de démissionner de la SNSM.
Cette société se coupe de plus en plus de sa base, les décisions prises à Paris ne sont pas en cohérence avec les besoins locaux. Alors que l’état annonce l’augmentation des aides apportées au siège, nous, stations de sauvetage, nous ne voyons toujours pas la couleur d’un euro.
Je ne peux plus demander aux bénévoles de la station de faire des marchés pour vendre des objets afin de mettre de l’essence dans notre vedette, je suis fatigué de mendier auprès des particuliers et des entreprises privées un budget pour que l’on puisse former nos canotiers.
Nous sommes seuls face à un bénévolat de plus en plus "professionnalisé", je suis seul responsable pour trouver des solutions afin de boucler notre budget.
La goutte d’eau qui fait déborder le vase c’est le forcing du siège et de son représentant local afin que nos canotiers prennent la mer avec des gilets non révisés... une scandale ! A croire que le drame des sables d’Olonne est déjà oublié.
Ne pouvant plus travailler "bénévolement" dans une structure qui ne reconnait pas le dévouement des bénévoles, je préfère ne plus naviguer dans ces eaux troublées. C’est avec un grand regret que je quitte une station de sauvetage exemplaire, avec des bénévoles
formidables et efficaces !
Je leur souhaite de meilleures conditions, un vent meilleur qui leur permettra en toute sécurité de continuer à porter secours aux usagers de la mer.
Philippe Vantomme


