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Fausse paternité : le septuagénaire au cœur d’un scandale familial innocenté

Jacques T., un septuagénaire poursuivi pour avoir simulé être le père d'une fillette en 2017, sur fond de conflit familial, a été relaxé ce jeudi matin par les magistrats de la cour d'appel. Après avoir pris soin de l'enfant pendant un an, il était accusé par la mère biologique d'avoir exercé des pressions pour que soit établie une fausse déclaration de paternité, ce qu'il réfutait. Alors que des procédures complexes se sont enchaînées, un test ADN avait finalement révélé qu'il n'était pas le père biologique.
Ecrit par I.S. – le jeudi 31 octobre 2024 à 14H34
Un test ADN avait révélé que le mis en cause n'était pas le père biologique (Photo d'illustration)

Le 28 août dernier, une affaire peu commune occupait une partie de l’audience d'appel. Jacques T. était rejugé pour avoir simulé être le père d’un bébé en 2017 sur fond de conflit familial. Le septuagénaire avait reconnu avoir fait une fausse déclaration de paternité à la demande de la mère de l'enfant dont il était proche. Celle-ci avait pourtant, deux ans plus tard, déposé plainte contre celui que l’on surnomme « Tonton Jacky » et son épouse. Elle avait expliqué que, sous pression de ces derniers, elle avait signé cette fausse déclaration de paternité.

Les époux n'avaient pas compris le revirement soudain de la mère alors qu’elle était d’accord sur tout. Ils avaient indiqué l'avoir prise en affection, tout comme la fillette dont ils s'étaient occupés quasiment à temps complet pendant une année jusqu’à ce que les choses se gâtent.

Lire aussi : Fausse paternité : Un septuagénaire au cœur d’un scandale familial

Du jour au lendemain, le couple avait été privé du marmaille. Tonton Jacky avait souffert de cette séparation au point de saisir le juge aux affaires familiales. « En regardant le magistrat droit dans les yeux, il a affirmé avoir eu des relations sexuelles avec ma cliente et être le père », a rappelé à la cour l’avocate de la mère déboutée de ses demandes lors d’un premier procès devant le tribunal de Saint-Pierre en 2021.

Un test ADN met fin aux tergiversations

En filigrane, Jacques T. qui a élevé six enfants avec son épouse tout en étant famille d’accueil, a exprimé son incompréhension alors que du côté de la partie civile, Me Marie Loutz a insisté, précisant que le mis en cause avait voulu « s’accaparer l’enfant » et utilisé « un subterfuge administratif » pour le récupérer. De multiples procédures judiciaires se sont succédé dans cette histoire jusqu’à ce que le résultat d’un test ADN mette fin aux tergiversations.

Agacé, le président de l’audience avait taclé le prévenu alors que celui-ci peinait à indiquer exactement le nombre d'enfants qu'il avait eus : « on n'est pas dans les 101 Dalmatiens », a ironisé Jacques Rousseau.

Relaxé en première instance, Jacques T., à l'encontre de qui le parquet général avait requis entre 8 à 10 mois de prison avec sursis, a été relaxé par la cour d'appel.

Etiquettes : Cour d'Appel | Justice

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