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Dionypark : des riverains saisissent le juge en urgence pour tenter de stopper le chantier

Ecrit par N.P. – le jeudi 8 janvier 2026 à 09H35

Alors que les travaux du futur parc Dionypark ont déjà commencé à Saint-Denis, des riverains concernés, dont un opposant politique en la personne de Farid Mangrolia, viennent de saisir le juge des référés pour obtenir la suspension du permis d’aménager en attendant un jugement sur le fond.

Le projet Dionypark, porté par la Ville de Saint-Denis sur un terrain de plus de 3 hectares situé en bas de la rue du Maréchal Leclerc, fait désormais l’objet d’une procédure en référé suspension devant le tribunal administratif.

Le 6 janvier, Farid Mangrolia et la SCI Hosmann ont déposé un référé-suspension visant l’arrêté de permis d’aménager délivré le 30 décembre 2024.

L'objectif des requérants est d'obtenir la suspension immédiate du permis et donc l’arrêt du chantier, dans l’attente du jugement sur le fond, toujours devant le tribunal administratif de La Réunion.

Les requérants mettent donc en avant l’urgence, en soulignant que les travaux ont déjà commencé et que le projet, une fois réalisé, présenterait un caractère difficilement réversible.

Les plaignants se présentent comme voisins immédiats du site. L’appartement de Farid Mangrolia jouxte ainsi le terrain et bénéficie d’une vue directe sur l’emprise du futur parc. Ils estiment que le projet, qui comprend notamment des espaces de loisirs, des bureaux, des commerces et un pôle de restauration baptisé « l’Ilet Gourmand », va générer d’importantes nuisances, en particulier sonores, et dégrader durablement leur cadre de vie.

La légalité du permis mise en doute

Sur le fond, le référé développe plusieurs arguments destinés à convaincre le juge qu’il existe un doute sérieux sur la légalité de l’autorisation.

Premier point soulevé : la compétence du signataire du permis. L’arrêté a été signé par un adjoint au maire, sans que le document ne vise clairement l’arrêté de délégation correspondant. Les requérants estiment que, faute de preuve d’une délégation régulière et exécutoire, le permis pourrait être entaché d’incompétence.

Deuxième axe majeur : l’insuffisance du dossier de permis, notamment de la notice descriptive. Celle-ci serait muette ou très imprécise sur un point pourtant central pour un projet de cette ampleur : le stationnement.

Le projet prévoit en effet l’accueil de bureaux, de commerces, d’un espace de restauration et d’un pôle événementiel, mais ne crée aucune place de stationnement sur site. La seule mention figurant dans le dossier évoque un parking public situé à "94 mètres de distance", avec des places pour les personnes à mobilité réduite, sans indiquer ni le nombre de places disponibles, ni l’existence d’une convention garantissant leur utilisation.

Autant d’arguments qui, à leurs yeux, justifient la suspension immédiate de l’autorisation, le temps que le tribunal se prononce sur le recours en annulation déjà déposé.

Lire aussi : La mairie de Saint-Denis à la peine pour communiquer le dossier Dionypark

Plus anecdotique est la toute récente décision du tribunal administratif sur le manque d'entrain de la mairie pour communiquer des pièces administratives au requérant Farid Mangrolia comme relaté dans un article de décembre 2025.

Dans une décision rendue ce 7 janvier 2026, le tribunal administratif prononce un non-lieu à statuer dans ce dossier puisque la commune a finalement transmis les pièces demandées après avoir fait courir le demandeur - Farid Mangrolia - pendant des mois, ce dernier ayant même été dans l'obligation de saisir la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA).

Etiquettes : DionyPark | Farid Mangrolia

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