Comores : Fatima Mzé Saïd a été libérée

« J’ai reçu un appel téléphonique du juge d’instruction : Fatima est libérée, le juge a déjà fait sa demande pour la transférer à son cabinet. Je suis en route pour m’y rendre », indiquait ce lundi midi Maître Djamal el-dine Bacar, l’avocat de cette mère de famille de 54 ans qui vit à Saint-Denis de La Réunion depuis une dizaine d’années.
Lors de son audition devant le juge d’instruction lundi dernier, Fatima Mzé Saïd avait reconnu les faits de diffamation qui lu étaient reprochés à l’encontre du Délégué de la Défense Youssoufa Mohamed Ali dit « Bélou », un haut dignitaire du régime.
Cette stratégie dictée par le collectif d’avocats soutenant Fatima Mzé Saïd, lesquels préféraient la ligne diplomatique plutôt que les manifestations ou les pancartes assassines, semble donc s’être révélée payante.
« J’ai tenu. J’ai souffert, mais j’ai tenu »
La militante associative doit désormais attendre son entretien dans le bureau du juge d’instruction et en présence de Maître Djamal el-dine Bacar, programmé dans la journée, pour savoir si elle sera poursuivie ou non pour les faits qui lui sont reprochés.
« Ça y est, je suis libérée, je dis merci à tout le monde, je ne sais pas quoi dire d’autre. J’ai tenu. J’ai souffert, mais j’ai tenu, c’est peut-être maintenant que je vais pleurer, je ne sais pas. Je rentre à La Réunion dans les prochains jours, dès que je trouve un billet d’avion », confie très émue Fatima Mzé Saïd, jointe en début d’après-midi au téléphone.
Dans l’attente d’une notification officielle du juge l’instruction, l’espoir d’un abandon total des poursuites reste envisagé par son avocat.
La mobilisation se poursuit pour la libération de Fatima Mzé Saïd


