La mobilisation se poursuit pour la libération de Fatima Mzé Saïd

Le compte à rebours est lancé depuis lundi. Depuis son audition devant un juge d'instruction le 5 août et le dépôt immédiatement après d'une demande de remise en liberté par son avocat Maître Djamal el-dine Bacar, tous ses amis et soutiens attendent la décision du juge d'instruction en charge de l'affaire à Moroni, qui doit intervenir d'ici samedi.
Ce jeudi 8 août dans l'après-midi, des membres du collectif de soutien à Fatima Mzé Saïd se sont réunis à Saint-Denis afin de faire le point sur la situation de cette mère de famille âgée de 54 ans, arrêtée le 23 juillet aux Comores où elle séjournait en vacances.
Selon les membres du comité de soutien, de nombreux élus politiques ont fait part de leur solidarité envers la militante associative, bien connue dans le milieu hospitalier pour son aide envers les personnes isolées en provenance des pays voisins de l'océan Indien et évacuées à La Réunion pour des raisons sanitaires.
« Je dirais qu'il y a un soutien qui est unanime de la classe politique réunionnaise, parce que tout le monde s'accorde à dire que nous avons affaire, en la personne de Fatima, à une militante convaincue des droits de l'Homme et qui se bat pour le droit des peuples opprimés, dont le peuple comorien. C'est une dame qui est fortement impliquée dans l'engagement associatif ici à La Réunion. Lorsque la classe politique à l'unanimité s'accorde pour demander la libération de Fatima, c'est parce que tout le monde sait qui elle est », fait valoir l'avocat du barreau de Saint-Denis Mihidoiri Ali.
Sollicité hier soir, son confrère de Moroni Maître Djamal el-dine Bacar indiquait ne pas avoir eu de retour du juge d'instruction concernant la demande de remise en liberté. La réponse devra être rendue après avis du procureur de l'Union des Comores.


