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Ce n'est pas à la Réunion que cela arriverait...

Ecrit par zinfos974 – le mardi 3 mars 2015 à 18H28

Il est directeur d’un des départements de l’IUT. Une fois élu, ce sympathique universitaire décide de faire le ménage chez les administratifs comme chez les enseignants du département. Un ménage sans s’embarrasser des procédures et expéditif, certaines personnes apprenant par mail qu’elles sont débarquées avec effet immédiat. Pour les remplacer par des proches du directeur du département, dont nous ne doutons absolument pas qu’ils avaient tous les titres et compétences nécessaires. On est à l’Université et on est en France que diable, et en 2012 !

Evidemment du côté des débarqués, la situation est appréciée différemment. Ils saisissent les instances chargées de régler ce genre de différents au sein de l’institution, se considérant comme victimes de décisions injustifiées et arbitraires. Mais on est dans un établissement universitaire et en 2012, les réponses ne viendront jamais, abandonnant les plaignants à leur situation et légitimant le directeur du département à poursuivre ses agissements. On ne change pas une pratique qui rapporte, on le sait tous !

 A moins qu’il ne faille voir également autre chose. Par exemple que parmi les débarqués il y avait une très grande majorité de femmes qui vont être remplacées exclusivement par des hommes. Par exemple que le directeur se nomme Zouhhad Rachid, que les bienheureux recrutés sont tous des proches de ce dernier tels Laib Nacer, Hamid Belakhadar ou encore Ahedda Driss. Ainsi vont les choses jusqu’à ce que les étudiants s’en mêlent, qui dénoncent  la pagaille régnant dans ce département de l’IUT, tant sur le plan de l’organisation, des enseignements que du climat.

A la rentrée 2014 le directeur de l’IUT, Samuel Mayol, décide de prendre les choses en main. Le conseil de l’IUT destitue Zouhhad Rachid de ses fonctions de chef de département et nomme une nouvelle équipe. Mal lui en prend car le directeur de l’IUT devient la cible d’intimidations répétées puis de menaces de mort, dont certaines écrites en arabe, avant d’être agressé physiquement par deux inconnus à la sortie d’une réunion.

Suite à cette agression, le président de l’Université, dont dépend l’IUT, finit par saisir l’Inspection générale de l’Education Nationale en décembre 2014. Le rapport rendu est accablant pour l’université et sa présidence, pointant notamment le clanisme et le communautarisme en œuvre.  Depuis, l’affaire est dans de nombreux médias.

C’est à Saint-Denis, dans ce qu’on appelle le "9-3" que s’est déroulée cette affaire. Une affaire qu’on n’est pas prêts de voir à la Réunion et ce n’est ni Mohamed Rochdi, président de l’université, ni Khalid Addi, directeur de l’Ecole d’ingénieurs de La Réunion, qui nous contrediront…
 
Comprenne qui pourra… ou qui voudra ! N'est ce pas M. le recteur ?

 

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