Bombe factice sur le vol Air France: "les armes retrouvées sont des souvenirs de mes années de service"

"Je reconnais avoir été négligent, mais j’ai beau chercher le début de commencement d’une infraction coupable, je ne vois pas" déclare Patrice Balletti. Arrivé détendu à sa comparution, l’homme a fait valoir ses années de service au sein du Raid pour justifier la présence de ces armes à son domicile.
En tout, un long rifle, deux carabines semi-automatiques et une carabine à air comprimé ont été retrouvés lors de la perquisition. Patrice Balletti reconnaît la détention de ces armes mais précise que malgré les munitions, les chargeurs n’étaient pas présents. Il poursuit en expliquant que la carabine à air comprimé lui servait uniquement à chasser les rats.
Une carabine pour chasser les rats
Au regard du contexte dans lequel l’affaire a été traitée, la Procureure a décidé d'une audience publique. Maître Gangate, l’avocat de Patrice Balletti, a demandé l’annulation de la procédure. Selon lui, l’expertise demandée ne respectait pas la marche à suivre. Il rajoute que son client a été entendu par la PAF (Police aux Frontières), alors qu’aucun élément ni indice préalable n’autorisait à agir dans le cadre d’une flagrance.
Maitre Gangate dénonce le "saucissonnage du dossier" qui selon lui viole les droits de son client. La Procureure a demandé 600 euros de peine d’amende. Le verdict sera connu le 21 avril.


