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Arrêté par les gendarmes à 3,34 g/l le jour de sa demande en mariage

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 8 avril 2020 à 18H52

Un jeune homme de 29 ans comparaissait ce mercredi après-midi pour répondre des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique, conduite sans permis et conduite sans assurance le 27 février dernier à Saint-Benoît.

Lors de la première audience, il avait demandé un délai pour préparer sa défense et avait été placé en détention provisoire. Les faits sont simples, presque risibles si l'alcool n'avait encore une fois joué un rôle prépondérant. 

Jean-Idriss M. est heureux, il vient de demander en mariage sa compagne. Tout va pour le mieux pour lui, elle a accepté. Après 7 verres de rhum - selon ses dires -  il décide de partir avec la voiture d'une voisine non loin de chez lui. S'il se fait conduire à l'aller, il décide de prendre le volant au retour. Et là, pas de chance ! Il croise les gendarmes qui le connaissent bien. Connaissant le palmarès de Jean-Idriss M., ils l'interceptent et le placent en garde à vue.

"J'ai pris le volant, je suis parti voir mes enfants. J'ai croisé les gendarmes, ils m'ont arrêté sans permis et sans assurance", reconnaît-il. Dire qu'il était sans permis est un doux euphémisme ! En réalité, il n'a jamais suivi la moindre heure de code ni de conduite. 

3,34 g/l de sang !

Ce n'est pas tout. Notre futur marié est contrôlé par les gendarmes à 1,72 mg/l d'air soit la bagatelle de 3,34 g/l de sang. Il est immédiatement placé en dégrisement. Déjà averti à plusieurs reprises pour des faits de violences sur fond d'alcool, le prévenu est déjà sous le coup d'une obligation de soins. "Vous en n'avez rien à faire des avertissements que la justice vous donne ? On peut dire ça comme ça !", répond-il benoîtement au président. "Il est suivi par nos services pour de très graves addictions, c'est de l'inconscience totale", indique la procureure qui requiert 6 mois de prison avec maintien en détention. 

Son avocat avance un point important sur l'avenir de son client :" Il avait programmé une cure de désintoxication au mois d'avril. Il doit entrer en cure la semaine prochaine pour une durée de 6 semaines. Le maintien en détention ne le paraît pas opportun en vue de la cure".

À défaut de 6 semaines de cure, Jean-Idriss M. va passer les 6 prochains mois en prison pour la première fois de sa vie. "Nous vous avons donné plusieurs avertissements", conclut le président.  

 

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