Alain Armand en correctionnelle: L'affaire renvoyée au 14 septembre

Alain Armand, l'ex-argentier de Gilbert Annette, comparait ce vendredi matin devant la chambre correctionnelle collégiale du tribunal de grande instance de Champ Fleuri. Il devra répondre aux accusations de prise illégale d'intérêts par un élu public dans une affaire dont il a assuré l'administration ou la surveillance.
Alors qu'il est président de la Sodiac, une société d'économie mixte détenue majoritairement par la mairie de Saint-Denis, et ayant pour mission l'aménagement immobilier, l'adjoint aux finances de l'époque aurait usé d'une double casquette. En effet, il est aussi gérant d'une société de conseil appelée "2A" qui est sous contrat avec le groupe Sobefi pour des travaux de consulting ayant en charge la réorganisation du groupe et de ses filiales. Le tout, en échange d'une rémunération de 3500 euros mensuel.
Seulement voilà, la Sodiac, présidée par Alain Armand, a noué un partenariat avec la SCCV "Les Glorieuses" qui, pour un budget de 32 millions d'euros, avait la charge d'une promotion immobilière "Le Mercurial" de 191 logements rue Léopold-Rambaud à Saint-Denis. Une confusion des genres pouvant caractériser la prise illégale d'intérêts.


