Abattoir Evollys : La guerre de la volaille reportée

Très attendue, l'audience dans l'affaire Evollys n'a pas eu lieu. Du moins, pas encore. À la demande du mandataire judiciaire, Me Hirou, le dossier opposant aujourd'hui directement l'Urcoopa et le groupe Duchemann et Grondin a été renvoyé au mois d'octobre. La raison ? Des conclusions arrivées trop tardivement, nécessitant un examen approfondi par toutes les parties. Aucune opposition n'a été exprimée.
Cédric Duchemann, Jérôme Gonthier, ex-président de l'Urcoopa, et Henri Lebon, président actuel, étaient présents dans la salle, mais n'ont pas souhaité faire de commentaires. Henri Lebon s’est contenté de dire qu’il préférait « laisser la justice faire son travail »,pour ne pas créer de nouvelles polémiques.
"C'est un dossier lourd avec des enjeux colossaux pour la filière volaille"
Pour l'avocat du groupe Duchemann et Grondin, Me de La Tasse, ce renvoi n'était pas une surprise : « Les éléments fournis seront cruciaux dans les débats. D'un côté, nous avons une demande de résiliation du contrat en cours. Il s'agit de savoir si cette demande est recevable ou non par le juge-commissaire. C'est un dossier lourd avec des enjeux colossaux pour la filière volaille, mais aussi pour l'économie locale. »
Cette demande de résiliation fait suite au placement en sauvegarde de la Soficoop, « banque » du groupe Urcoopa, ainsi qu'à la décision de l'administrateur judiciaire, Me Langet, de demander la résiliation de l'accord conclu en 2017. Cette requête, déposée par l'administrateur, devait être examinée par le juge-commissaire du tribunal de commerce pour mettre fin à un protocole jugé trop risqué et déséquilibré pour l'Urcoopa.
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