Abattoir Evollys : Les salariés se mettent en grève illimitée dès lundi

Alors qu'une bataille judiciaire se profile entre Duchemann et Grondin, en charge de la gestion de l'abattoir Evollys, et l'Urcoopa, désireuse de reprendre la main, c'est sur le plan social que la situation se dégrade. Face à cette situation, les salariés se mobilisent.
Filière volaille : L’Urcoopa refuse la privatisation de l’abattoir de l’Étang-Salé
La question n’est pas seulement économique, elle est aussi sociale. Le 29 août dernier, une alerte a été envoyée au Préfet de La Réunion, soulignant « les graves conséquences, notamment sociales et économiques, qu’engendreraient un retour de l’URCOOPA à la gouvernance », écrivent dans un communiqué les élus du CSE de l'UES Evollys. Une pétition signée par 400 salariés ainsi que 4 000 consommateurs témoigne du soutien massif envers l’actuelle direction de l’abattoir.
« Nous avons été reçus en Préfecture ce vendredi. Aucune solution n’a actuellement pu nous être proposée », ont déclaré les représentants des salariés, exprimant leur déception face à l’absence de réponse concrète.
"Il est temps de maintenir vos engagements"
La situation est d’autant plus urgente à leurs yeux que la décision de justice, prévue pour le 19 septembre 2024, approche. Pour défendre leurs droits, les salariés annoncent une grève illimitée à partir de ce lundi 9 septembre.
Leur message est clair et s’adresse directement à Henri Lebon, président de l’URCOOPA : « Il existe une solution, et elle est simple. Elle réside dans le respect des accords pris en 2017 par vous, M. Lebon. Car oui, vous étiez acteur de l’accord, les compte-rendus du conseil d’administration de l’Urcoopa de l’époque en attestent. Il est maintenant temps de maintenir vos engagements ! ».
Le ton est ferme et la demande sans équivoque : « Votre requête doit être retirée dès maintenant ! ».
Pour les salariés, ce combat concerne également l’ensemble des acteurs de la filière volaille : consommateurs, éleveurs, et partenaires. « Ce combat est indispensable pour l’avenir de tous. Alors, soutenez-nous ! », concluent les salariés.


