Abattoir Evollys : Les salariés sur le qui-vive

Une table, quelques flyers et des coupures de presse sur le bras de fer entre l’Urcoopa et le groupe Duchemann-Grondin. Voilà comment les consommateurs du magasin d’usine, sur le site Evollys à l’Étang-Salé, sont accueillis avant de faire leurs achats. “Le magasin risque de disparaître ?”, s’enquit une cliente. “Pour l’instant non, mais on est dans l’incertitude pour le site et nos emplois”, répond l’un des deux salariés mobilisés sur le perron du magasin.

Une usine en danger ?
Depuis la rue, des affiches et des banderoles avec les revendications des salariés sont visibles, déclenchant questions et interrogations. “Mais l’usine va fermer ? Des emplois sont menacés ?”, poursuit un monsieur d’un certain âge. “Là encore, on ne sait pas. On attend encore des éléments de réponse pour en savoir plus sur l’avenir”, rétorque l’autre employé. Une pétition est proposée pour ceux qui veulent soutenir les 400 salariés de l’usine. Quasiment tous les clients la signe, tout en échangeant avec les deux salariés.
“Pour l’instant, les représentants du personnel et les élus du CSE enchaînent les réunions pour déterminer la marche à suivre. Pour l’instant, on explique la situation aux gens, mais si rien ne bouge, des actions sont à envisager. On ne sait pas encore si on parle de grève ou juste de débrayage, mais on va se mobiliser si on a l’impression qu’on nous laisse tomber”, confirme l’un des deux pétitionnaires, qui veut garder l’anonymat. Même son de cloche chez son collègue, qui se prépare à aller défendre son usine. “On a peur de la casse sociale, mais tant qu’on n'a pas plus d’information, on envisage toutes les possibilités”.


