Au Port, la décision du juge des référés fait réagir l’opposition

Le juge des référés a suspendu la protection fonctionnelle accordée au maire du Port, Olivier Hoarau, et à son élu Fayzal Ahmed-Vali. Une décision saluée par l’opposition municipale, qui y voit une victoire pour la transparence de la vie publique.
Dans une ordonnance rendue ce jeudi, le juge des référés a suspendu la protection fonctionnelle accordée au maire du Port, Olivier Hoarau, et à son conseiller municipal Fayzal Ahmed-Vali.
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Le tribunal administratif précise dans un communiqué : " Il a en déduit qu’eu égard à la nature et à la gravité de ces faits, qui révèlent en outre des préoccupations d’ordre privé et procèdent d’un comportement incompatible avec les obligations qui s’imposent à des élus municipaux, il existait un doute sérieux sur la légalité des délibérations."
Les deux élus, condamnés pour recel d’abus de confiance et blanchiment dans l’affaire du Cap Sacré-Cœur, devront donc payer personnellement leurs frais de justice, dans l'attente d'un jugement au fond du dossier.
L’opposition salue une “victoire pour l’intérêt général”
Firose Gador, conseillère municipale d’opposition au Port, se félicite de cette décision :" Il était inacceptable que la commune du Port fasse supporter à ses habitants les frais d’avocats et de procédure liés à des fautes strictement personnelles, étrangères à l’exercice normal d’un mandat électif."
Pour celle qui avait annoncé lancer une procédure devant la justice administrative, cette décision représente "une avancée pour la transparence de la vie publique et la nécessaire exemplarité de celles et ceux qui exercent des responsabilités électives."
Une position partagée par le PCR local
Patric Boitard, secrétaire de la section PCR du Port, abonde dans le même sens. Dans un communiqué, il affirme :
"Cette décision de justice confirme ce que réclame depuis le début la grande majorité des Portoises et des Portois : l’argent public ne doit pas servir à couvrir des fautes personnelles d’élus condamnés."


