Les centres de contrôle technique Dekra en grève

À l'appel de la CGTR et de la CFDT, les salariés de Dekra, entreprise spécialisée dans les contrôles techniques, ont entamé une grève illimitée depuis le début de cette semaine. Ils réclament en priorité l'application de la convention collective nationale de leur secteur. « Nous sommes rattachés directement à Dekra France. Normalement, nous devrions bénéficier d'une application automatique, ce qui n'est pas le cas, car une clause exclut les outre-mer », dénoncent deux élus CGTR et CFDT.
Selon eux, près de la moitié des salariés ne touchent que le SMIC, ce qui pose un autre problème. « De nombreux collègues démissionnent. Nous avons un taux de démission de 25%. En conséquence, nous nous retrouvons souvent en sous-effectif et devons effectuer des heures supplémentaires qui ne sont pas payées et très rarement compensées », poursuivent-ils.
De gros écart de salaire entre La Réunion et la métropole
Les deux syndicats souhaitent également mettre en place une prime d'ancienneté. D'après eux, l'activité des centres est soutenue et le chiffre d'affaires est en hausse. « Nous avons enregistré une hausse de 6 à 7 %. Mais dans le même temps, on nous explique que l'enveloppe disponible pour les négociations annuelles obligatoires a baissé. » Une situation inadmissible selon eux. « Je rappelle que les tarifs des contrôles techniques sont identiques à La Réunion et en métropole. Pourquoi n'aurions-nous pas les mêmes avantages ? » Ils citent l'exemple d'un chef de centre rémunéré 1.900 euros brut par mois à La Réunion, contre 2.500 euros brut en métropole.
Sur les 62 salariés des centres Dekra, plus de 50 sont en grève selon les syndicats. « Il y a juste un service minimum d'urgence disponible dans certains centres. » La CGTR et la CFDT n'excluent pas de saisir le service de médiation de la DEETS si aucune solution n'est trouvée rapidement. Les deux dernières réunions avec la direction n'ont rien donné.
Nous avons tenté de joindre la direction, sans succès.


