Après Estival, au tour des agents de la Cirest d'entrer en grève ?

"Vous savez pour un grand nombre, les grévistes de la SPL étaient auparavant des collègues avec nous à la Cirest. Quand la SEM a été créée, ils ont été transférés vers cette dernière, alors que nous étions déjà contre à l'époque. Ce sont des personnes que nous connaissons et à qui nous apportons notre soutien", tient à préciser Eric Olivier.
Néanmoins, l'annonce faite par le président de la Cirest lors de la réunion des maires d'une enveloppe supplémentaire d'un million d'euros supplémentaire pour la recapitalisation de la SPL fait grincer des dents au sein de l'interco'. "Cette annonce intervient alors que plein de dossiers sont en stand by au sein de la Cirest", poursuit le délégué syndical, "comme la mobilité durable, le congé menstruel, la prime pouvoir d'achat, le plan de titularisation ou encore les avancements de grade".
Autre crainte portée par le SAFPTR, la "fuite des compétences" au sein même de la Cirest. "Auparavant, on pouvait s'appuyer sur un DGA qui n'était pas mauvais et qui est parti il y a un mois à la mairie de Saint-Paul. Nous avions un RH avec qui nous avions commencé à travailler sur les lignes directrices de gestion par rapport aux avancements de grade, mais qui quitte l'intercommunalité à la fin du mois. On avait ces gens d'expérience qui ont aussi la liberté de partir, mais partir pour quoi, pour quelle raison ? C'est dommageable pour le personnel", poursuit Éric Olivier.
Son syndicat a déposé un préavis de grève à la Cirest pour le lundi 27 novembre prochain. "Si d'ici là, la direction souhaite entamer des négociations, nous nous tenons à disposition, c'est ce que nous souhaitons. Si la Cirest est prête à mettre 1,1 million d'euros supplémentaire pour la SPL pour 2024, nous attendons de l'intercommunalité qu'elle fasse de même pour nous en mettant 200 ou 300.000 euros sur la table pour son personnel qui en a bien besoin au niveau social", conclut le délégué syndical.


