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Pierrot Dupuy : Nous parlerions allemand si Trump avait été président en 1941

Ecrit par Pierrot Dupuy – le samedi 17 octobre 2026 à 13H33
Capture d'écran Youtube / AP

Imaginons. Imaginons que nous soyons en 1941, lorsque des avions allemands bombardaient des villes britanniques, que l’Europe était sous la botte nazie, et que Churchill tentait désespérément de sauver son pays de l’assaut d’Hitler.

À ce moment précis, le président américain Franklin Roosevelt annonce soudainement que le vrai problème n’est pas Hitler, qui occupe des territoires étrangers et massacre des milliers de civils, mais les Britanniques obstinés, qui refusent tout simplement d’accepter un accord de paix. Pire encore, qui continuent de bombarder des installations industrielles allemandes, endommageant l’économie du Troisième Reich et créant des difficultés pour le commerce international.

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Le président Roosevelt est terriblement outré. Après tout, ses électeurs ont besoin de carburant bon marché, l’économie a besoin de stabilité, et lui-même a besoin de bons sondages de popularité. Alors, au lieu d’aider la Grande-Bretagne, il appelle Hitler, négocie la fourniture de biens allemands, propose d’alléger les restrictions économiques, et menace de couper Churchill de l’approvisionnement en armes et en renseignements à moins qu’il ne cesse de détruire l’industrie allemande.

Et pour persuader enfin le Führer de s’asseoir à la table des négociations, des médiateurs américains proposent même de restituer une partie des avoirs étatiques allemands gelés.

Tout cela au nom de la paix, bien entendu.

Et, bien sûr, pour le bien de l’économie américaine, qui ne devrait pas avoir à souffrir simplement parce que des Britanniques obstinés refusent de se rendre.

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Essayez maintenant d’imaginer à quoi ressembleraient les manuels d’histoire si Roosevelt s’était réellement comporté ainsi.

Et s’il avait qualifié Hitler de partenaire de négociation formidable, exigé que Churchill cède des territoires, et tenté simultanément de convaincre les Américains qu’il fallait laisser l’Allemagne gagner de l’argent sous peine qu’elle refuse de faire la paix ?

Et si, au lieu du prêt-bail, la Grande-Bretagne avait reçu un ultimatum américain : arrêtez de bombarder les usines allemandes parce que nous devons baisser les prix avant les élections ?

Que dirions-nous aujourd’hui d’un tel président ?

L’appellerions-nous un négociateur brillant qui ne faisait que protéger les intérêts économiques de son pays ?

Ou dirions-nous qu’au profit de ses propres intérêts, il aidait la machine de guerre nazie tout en privant simultanément ses victimes désignées des moyens de se défendre ?

Heureusement, l’histoire a pris un autre chemin.

Roosevelt a obtenu le vote de la loi sur le prêt-bail, et les États-Unis ont commencé à fournir une aide massive aux pays qui résistaient à Hitler, même avant que l’Amérique n’entre officiellement dans la Seconde Guerre mondiale.

Quel aurait aujourd’hui été le sort de l’Europe si un politicien aussi fou que Donald Trump, aussi corrompu, aussi traitre à sa propre nation et à ses valeurs, pour lequel la vie humaine avait aussi peu d’importance, avait occupé la Maison Blanche à cette époque-là ?

(Article largement inspiré d’un tweet lu ce matin).

Etiquettes : Donald Trump | PU1

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