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Grève à la Cise : une médiation prévue lundi, les salariés maintiennent la pression

Ecrit par P.M. – le vendredi 16 octobre 2026 à 13H53
Après Saint-Benoît (ici en photo) et Le Tampon, c'est à Saibt-André que les grévistes se sont retrouvés depuis ce matin.

Une médiation débutera lundi matin à Saint-Denis pour tenter de débloquer le conflit à la Cise Réunion. Réclamée par les grévistes et sollicitée conjointement par les présidents de la Cirest et de la Casud, elle a été acceptée par la direction. Les propositions de cette dernière restent, pour l’heure, jugées loin du compte par les salariés.

La médiation permettra-t-elle de rapprocher les positions ? Alors que la grève engagée le 7 octobre se poursuit à la Cise, une première rencontre est prévue lundi 19 octobre au matin dans les locaux de la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS), à Saint-Denis.

Les grévistes demandaient cette intervention extérieure, acceptée par la direction. Les présidents de la Cirest, Joé Bédier, et de la Casud, Alexis Chaussalet, avaient également sollicité les services de l’État dans une démarche commune rendue publique jeudi alors que les négociations restent au point mort malgré une nouvelle rencontre jeudi au Tampon, en présence, selon nos informations, de la directrice des ressources humaines du groupe, arrivée le matin même à La Réunion.

Ce vendredi matin, les salariés mobilisés se sont regroupés à Champ-Borne, où Joé Bédier est venu à leur rencontre. Le maire de Saint-André leur a de nouveau manifesté son soutien, après avoir déjà reçu les délégués syndicaux au siège de l’intercommunalité cette semaine.

Lire aussi : Mouvement social chez Cise Réunion : la Cirest et la Casud demandent une médiation de l’État

Une prime de vie chère toujours au cœur du conflit

Les grévistes restent déterminés à poursuivre le mouvement. Leur principale revendication salariale porte sur une prime de vie chère de 25 %, dont la mise en place serait étalée sur cinq ans. Une demande revue à la baisse par rapport aux 30 % initialement réclamés.

En face, selon les grévistes, la direction propose pour l’instant une revalorisation des titres-restaurant, une hausse de la prime de l’eau, qui passerait de 350 à 400 euros bruts par an, ainsi que des améliorations concernant la mutuelle. Des propositions encore loin de satisfaire les salariés en grève.

Ceux-ci dénoncent toujours la différence de traitement entre les salariés locaux et les salariés détachés bénéficiant déjà d’une prime de vie chère. La direction fait, elle, valoir que les effectifs de ces derniers ont fortement diminué. Un argument qui ne convainc pas les grévistes. Ces derniers rappellent que cette prime a été versée de longue date aux salariés détachés. Les syndicats maintiennent leur demande "d’égalité de traitement".

C’est désormais sous l’égide de la direction du travail que la direction et l’intersyndicale UNSA-CGTR-FO-CFDT-CFE-CGC vont tenter de trouver une issue à un conflit qui continue de s’enliser.

Etiquettes : CISE | Grève | PU1

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