La victoire de Céline Sitouze aux municipales de Sainte-Marie confirmée par le tribunal

Contesté par Grégoire Cordeboeuf, un colistier du maire sortant Richard Nirlo, le déroulement des opérations électorales lors des municipales de mars dernier à Sainte-Marie a été confirmé par le tribunal administratif, qui n'a retenu aucun des griefs soulevés contre Céline Sitouze.
La candidate de la gauche régionale Céline Sitouze ne s’est pas affranchie des règles du code électoral durant la campagne des municipales et ne s'est pas appuyée sur les moyens de la Région pour être élue, a tranché le tribunal administratif de La Réunion dans une décision rendue ce vendredi 16 octobre.
« La seule distribution de tracts aux agents de la commune par une candidate qui au demeurant n’appartenait pas à la majorité sortante ne saurait caractériser l’existence de pressions sur les agents rencontrés », écrivent les magistrats en réponse à un des griefs soulevés par Grégoire Cordeboeuf, ancien conseiller municipal de Richard Nirlo et auteur de la protestation électorale.
Céline Sitouze n'a pas bénéficié des moyens de la Région
Treizième sur la liste présentée par le maire sortant, Grégoire Cordeboeuf reprochait aussi à Céline Sitouze d’avoir bénéficié d'une campagne de communication de la Région, où elle est élue sur la liste de la présidente Huguette Bello. Une campagne de communication « dépourvue de toute référence aux élections municipales et [qui] ne peut être regardée comme mettant en avant l’action de certains élus régionaux », balaie le jugement du tribunal administratif.
« Enfin, il ne résulte pas de l’instruction que la présence de Mme Bello aux côtés de Mme Sitouze lors de certains évènements de sa campagne électorale, l’ait été en sa qualité de présidente du conseil régional et puisse être regardée comme une manœuvre susceptible d’avoir altéré la sincérité du scrutin », poursuivent les magistrats, en écartant un autre des griefs soulevés par le requérant.
De même, la propre communication de Céline Sitouze sur sa page Facebook « ne reprenait aucun des symboles attachés à la Région et ne comportait pas d’informations institutionnelles d’ordre général susceptibles d’entrainer une confusion avec une page officielle de la collectivité ».
La communication de la candidate validée par le tribunal
La candidate était par ailleurs en droit de faire la promotion sur les réseaux sociaux de ses actions de conseillère de la majorité régionale, dès lors que ces communications ne mentionnaient pas les élections municipales et ne portaient pas à polémique sur la campagne électorale. De même, l’apparition de la candidate dans deux sujets télévisés portant, l’un sur la construction de deux nouveaux lycées et l’autre sur le vote du budget de la Région, ne saurait être regardée autrement qu’une communication institutionnelle liée à son mandat.
Pour rappel, Céline Sitouze a été élue à la mairie de Sainte-Marie au terme d’une triangulaire, avec 5.090 suffrages de plus que son dauphin, l’ancien maire historique Jean-Louis Largourgue.


