Mobilisation du 17 octobre : un drone autorisé à surveiller neuf quartiers de Sainte-Marie

À la veille de la journée nationale de mobilisation contre la vie chère, la préfecture autorise la gendarmerie à utiliser un drone équipé d’une caméra à Sainte-Marie. Le dispositif pourra fonctionner ce samedi 17 octobre, de 5 heures à 21 heures, dans neuf quartiers de la commune.
Les autorités préparent le dispositif de sécurité pour la mobilisation du 17 octobre. Dans un arrêté signé ce vendredi, le préfet de La Réunion, Patrice Latron, autorise la captation, l’enregistrement et la transmission d’images par une caméra embarquée sur un drone de la gendarmerie.
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L’autorisation concerne les quartiers de Gillot, Duparc, La Mare, Les Cocos, Le Verger, Les Cocotiers, Grand Pièce, Grand Prado et la cité Geslin. Elle est limitée à la journée de samedi, entre 5 heures et 21 heures, avec une seule caméra utilisable.
Dans son arrêté, la préfecture évoque des rassemblements et des mouvements de personnes susceptibles de provoquer des tensions et des troubles à l’ordre public. Le dispositif doit permettre aux forces de sécurité de suivre la situation en temps réel, d’anticiper d’éventuels regroupements et d’adapter leurs interventions, notamment en cas d’occupation d’un rond-point ou d’un axe de circulation.
La préfecture justifie également cette surveillance par la tenue simultanée du Grand Raid, organisé du 15 au 18 octobre. L’arrêté mentionne 7.226 participants et environ 40.000 spectateurs et accompagnateurs attendus le long du parcours. Cette concomitance nécessite, selon les services de l’État, un encadrement adapté pour sécuriser les rassemblements, les interventions et l’accès des secours.
L’information du public est prévue sur les réseaux sociaux de la préfecture et de la gendarmerie, ainsi que sur place, par porte-voix ou haut-parleur.
Un appel national contre la vie chère
Cette mesure intervient dans le cadre d’un mouvement lancé sur les réseaux sociaux début septembre. Porté notamment par d’anciennes figures des Gilets jaunes, l’appel reçoit le soutien de la CGT, de formations politiques comme LFI et le PCF, ainsi que d’organisations lycéennes et étudiantes.
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Les revendications portent sur les prix des carburants, la baisse du pouvoir d’achat, ainsi que le gel des allocations et des salaires des fonctionnaires. Les organisateurs revendiquent plus d’un millier d’initiatives dans le pays, tandis que les autorités anticipent entre 200 et 300 actions sur le terrain. Des rassemblements sont notamment annoncés sur les ronds-points, devant les stations-service et les enseignes de la grande distribution.
Le ministère de l’Intérieur annonce une « intervention ferme et immédiate des forces de l’ordre » en cas de blocage durable. Les services de renseignement redoutent également la présence de groupes violents dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Nantes, Rennes, Grenoble, Lyon et Toulouse, avec des estimations évoquant 50 à 100 membres issus des black blocs.
À Paris, la préfecture de police impose des itinéraires alternatifs pour éviter le centre-ville. Elle invoque des « risques sérieux de troubles à l’ordre public », après les heurts survenus lors de la mobilisation du 13 octobre.


