Liquidation de l’AREP : 61 salariés perdent leur emploi, le mouvement associatif alerte

La liquidation judiciaire de l’Association réunionnaise d’éducation populaire suscite l’inquiétude du Mouvement associatif de La Réunion. Dans un communiqué diffusé ce mardi 13 octobre, il alerte sur les conséquences sociales de cette disparition et sur la fragilité du financement des associations.
Après plus de six décennies d’activité, l’Association réunionnaise d’éducation populaire (AREP) disparaît. La structure, présente dans l’île depuis 1962, fait l’objet d’une liquidation judiciaire. L’information avait été révélée par Le Quotidien.
Selon le Mouvement associatif de La Réunion (MAR), cette liquidation entraîne la perte de 61 emplois, malgré l’engagement des équipes et un projet de reprise porté par les salariés. Au-delà du bilan humain, le mouvement s’inquiète de la disparition de compétences et de relations de confiance construites au fil des années avec les habitants.
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« Pas un accident isolé »
Le MAR exprime sa solidarité avec les salariés et les bénévoles de l’AREP. Pour lui, cette disparition « n’est pas un accident isolé », mais révèle les fragilités du modèle économique associatif.
Le mouvement pointe plusieurs difficultés : des financements publics réduits ou instables, une hausse des charges, des procédures administratives de plus en plus lourdes et un manque de visibilité sur plusieurs années. Il estime que les moyens consacrés à maintenir les structures à flot finissent par manquer à leurs missions auprès de la population.
Le financement à l’année et la discontinuité des politiques publiques compliquent également, selon le MAR, la construction de partenariats durables avec les collectivités. Le mouvement demande que les arbitrages budgétaires prennent davantage en compte les réalités du terrain et la contribution des associations à l’éducation populaire, à l’insertion et à la lutte contre les exclusions.
Il réclame des engagements publics pluriannuels, des financements adaptés au coût réel des actions et des mécanismes d’alerte permettant d’intervenir avant les ruptures d’activité. Car la fermeture d’une association peut aussi interrompre des parcours d’insertion et fragiliser les accompagnements de proximité, souligne-t-il.
À travers la disparition de l’AREP - qui avait fêté ses 60 ans en 2023 - , le MAR appelle ainsi l’État et les collectivités à renforcer le dialogue avec les acteurs associatifs pour préserver leurs missions.


