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Grève chez CISE Réunion : l’UNSA dénonce les conditions de travail des salariés réquisitionnés

Ecrit par P.M. sur place – le mardi 13 octobre 2026 à 11H09

Alors que la Cirest met en demeure ses délégataires de garantir la continuité du service, Stéphane Ramassamy, délégué syndical UNSA, dénonce les conditions de travail des salariés réquisitionnés. Il appelle le préfet et l’inspection du travail à intervenir, tandis que les négociations restent bloquées sur la prime de vie chère.

La continuité du service de l’eau est au cœur des exigences de la Cirest. Mais pour Stéphane Ramassamy, délégué syndical UNSA chez CISE Réunion, elle pose aussi la question des conditions de travail des personnels mobilisés pendant la grève, engagée depuis le 7 octobre.

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Le représentant syndical confirme que des salariés sont réquisitionnés. Il affirme toutefois que les tâches qui leur sont confiées dépassent le cadre fixé par ces réquisitions. « La réquisition, c’est bien écrit, les tâches qu’ils ont à faire. Aujourd’hui, on voit qu’ils font le travail de toute la journée », dénonce-t-il.

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« On ne respecte pas le temps de repos »

Selon lui, certains salariés travaillent jusqu’à une heure, voire quatre heures du matin, sans bénéficier du repos nécessaire. « On ne respecte pas le temps de repos », affirme Stéphane Ramassamy, qui demande au préfet et à l’inspection du travail de contrôler la situation. Ces accusations portent sur l’organisation du travail des personnels réquisitionnés, dans un contexte où le syndicaliste dénonce également un sous-effectif.

Sur les revendications, la prime de vie chère reste un point de blocage. Le délégué UNSA rappelle leur revendication de 30 % de prime de vie chère et indique que les représentants des salariés sont disposés à revoir leurs exigences dans le cadre des discussions.

Le format des négociations suscite lui aussi des tensions. Selon Stéphane Ramassamy, la direction souhaite recevoir uniquement les délégués syndicaux, alors que sa section et l’intersyndicale demandent qu’une délégation puisse participer aux échanges.

« Le respect, c’est mutuel »

Le syndicaliste critique plus largement les méthodes de la direction et dénonce des décisions prises sans concertation. « Le respect, c’est mutuel », insiste-t-il. Il conteste également l’argument d’un manque de moyens financiers avancé, selon lui, par la direction et demande à pouvoir examiner la gestion de l’entreprise.

Interrogé sur les conséquences de la grève pour les abonnés, Stéphane Ramassamy indique ne pas disposer d’informations précises : « On n’est pas sur le terrain, on ne sait pas ce qui se passe. »

De son côté, la Cirest annonce avoir adressé deux mises en demeure lundi 12 octobre. Elle exige notamment la mobilisation des moyens nécessaires au fonctionnement des installations et une distribution d’eau embouteillée pour les usagers concernés par les restrictions sanitaires à Saint-Benoît. L’intercommunalité demande aussi aux directions de CISE Réunion, d’O2LEST et, si nécessaire, du groupe SAUR, de s’impliquer directement dans les négociations pour parvenir à une issue rapide du conflit.

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Etiquettes : Cirest | CISE | PU1 | UNSA

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