Altercation mortelle pour une place de parking : L'auteur du coup de poing mis en liberté?

La [triste affaire]urlblank:https://www.zinfos974.com/Altercation-mortelle-pour-une-place-de-parking-L-auteur-du-coup-de-poing-mis-en-examen-et-ecroue_a134928.html avait été reprise par tous les médias, il y a un an. Une altercation entre deux hommes dans le quartier de la Cressonnière à Saint-André avait mal fini ; l’un d’eux trouvant la mort. Et tout cela pour une place de parking.
Alors qu’un jeune homme se trouve chez lui, il entend que son père se dispute avec un individu dehors et que le ton monte. Ce dernier est un ouvrier de 58 ans travaillant sur un chantier voisin. Il s’était garé sur une place habituellement occupée par la famille.
Le jeune au physique imposant sort de la maison et s’en mêle. Il maintiendra qu’il pensait que son père était en danger et que c’est pour cela qu’il a asséné un violent coup de poing à la victime, le faisant tomber par terre, sa tête heurtant le trottoir. Il décédera dans la nuit.
Un homme "gentil" et "calme"
Mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l’homme de 26 ans est placé en détention provisoire. Cela fait donc un an qu’il est incarcéré, loin de sa femme et de sa petite fille gravement malade. Devant la chambre d’instruction ce mardi, il demandait sa mise en liberté, le temps d’être jugé devant la cour criminelle dans quelques mois. "Ça me fait très mal, ils ont besoin de moi", affirme-t-il.
Il y a de quoi avoir mal : il a ôté la vie à un père de famille sans histoires; lui-même a un casier vierge et est décrit par son entourage comme un homme "gentil" et "calme".
Mais aucune pitié de la part de l’avocat général qui demande à ce qu’il soit maintenu en détention. Elle évoque les mensonges et concertations avec la famille qui a témoigné, le fait qu’il ne soit "pas maître de ses actions" et qu’il n’ait "aucun sens critique après un an d’incarcération, comme si c’est un accident qu’il a subi". Les mensonges, son avocat Jean-Jacques Morel les refuse : "Les faits ont été filmés".
Le mouchoir utilisé pour essuyer ses larmes tordu entre ses mains, le détenu termine : "J’ai jamais voulu entraîner cette situation. J’assure toutes mes responsabilités et je regrette mon geste". La décision de la chambre d’instruction sera rendue jeudi.


