Le conflit de voisinage se termine devant le tribunal

Ces voisins dionysiens se détestent... Insultes, caméras de surveillances qui veillent chez l’autre... "Des débordements particulièrement imbéciles" et un gaspillage de l'argent public, selon le président du tribunal, Hugues Courtial. Cela fait des années qu’ils se disputent, se provoquent et se menacent, à tel point que les échanges deviennent dangereux : jets de galets, poursuite avec un taser, utilisation de spray au poivre, 40 pétards balancés dans une cour, projectiles tirés avec une arme à feu, un gomme-cogne, une maison aspergée d’essence… S.A, employé à EDF, aurait également coupé l’apport en électricité de son voisin en trafiquant son tableau électrique. "La police peut relever les empruntes dessus", indique W.T. C’est dire comme ils sont pris dans un tourbillon et pensent que la police n’a que ça à faire. La police qui s’est déjà rendue plusieurs fois sur place.
W.T, professeur d’EPS dans un lycée, dit être provoqué par S.A. Ce dernier accuse W.T d’avoir espionné sa femme. W.T dit que sa fille de 15 ans n’ose plus sortir par peur que S.A ne l’observe. Selon l’avocate de W.T, son autre fille de deux ans serait en état de choc, "rare pour un enfant de cet âge".
Si les avocats ont tenté tant bien que mal chacun de leur côté de mettre la faute sur l’autre, le président a coupé court au débat. "Le plus important est de déterminer quoi faire pour que ça s’arrête", termine-t-il. La décision a été prise d’interdire de pénétrer le domicile de l’autre, d’entrer en contact et de détenir des armes.


