Un Réunionnais incarcéré pour agression sexuelle au Québec

Un Réunionnais de 33 ans a été incarcéré ce jeudi au Québec. Giovanni Turpin, informaticien, a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une femme complètement saoule après une nuit passée à faire la fête.
Le 5 février 2012, la jeune femme se réveille nue dans un appartement qu’elle ne connaît pas et dans le lit d’un inconnu. La veille, avec des amis, elle a beaucoup bu en faisant la fête.
Elle tente alors de reconstituer son trajet depuis la veille. Les témoins raconteront qu’elle peinait à tenir debout tellement elle avait bu. Expulsée par le portier d’un bar, elle se retrouve dans la rue, sans manteau, par un froid glacial. Ses amis tentent de sortir mais sont bloqués à l’intérieur du bar. Lorsqu’ils finissent par sortir, leur amie a disparu.
C’est là qu’entre en scène Giovanni Turpin. Le jeune homme raconte au procès que la jeune femme était "un peu pompette", qu’elle "tremblait de froid" et que c’est pour cette raison qu’il l’a amenée chez lui en voiture.
La durée de sa détention sera connue dans quelques semaines
Une version contestée par un témoin de la scène, qui raconte pour sa part qu’il a vu le jeune homme traîner la jeune fille jusqu’à sa voiture, cette dernière vomissant à deux reprises pendant les quinze minutes où il tentait de la ramener dans sa voiture.
"L’accusé a profité de la vulnérabilité de la jeune femme pour la conduire chez lui", a noté la présidente du tribunal de Québec. Pour le juge, le bon samaritain a fait preuve d’aveuglement volontaire "devant l’incapacité manifeste de la plaignante à consentir à toute activité sexuelle" et qu’en aucun cas, il n’a pris "les mesures raisonnables, dans les circonstances, pour s’assurer de la validité de son consentement", mentionne la décision rendue publique au Canada.
"Qui plus est, le lendemain de cette soirée, l’accusé s’est inquiété des problèmes qu’il pourrait avoir avec les parents" de la jeune femme qu’il n’a pourtant "jamais rencontrés", rapporte le Journal de Québec.
Comme le Réunionnais n’a plus de statut légal au Canada et que le procureur, Me Michel Bérubé, craignait de voir l’accusé fuir le pays, la juge a ordonné son incarcération immédiate en attendant de connaître la durée de sa peine.


