Monique Orphé interpelle le gouvernement concernant les violences faites aux femmes
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La députée a rappelé que 4 femmes depuis le début de l’année 2016 étaient mortes sous les coups de leurs compagnons. A la Réunion notamment, on constate que les violences faites aux femmes concernent 6% de femmes en plus qu’à la métropole.
Ces chiffres ne peuvent durer et ne sont pas une fatalité. Elle a donc demandé à la ministre que les dispositifs métropolitains de soutien aux femmes qui subissent des violences soient renforcés en Outre-Mer.
Il faut d’abord une forte campagne de communication pour dire que le sexisme et les agressions envers les femmes sont intolérables et cette campagne doit toucher tous les publics : les établissements scolaires, le milieu du sport, les médias, l’éducation populaire, la publicité.
La ministre est d’accord sur le fait qu’il faut renforcer les dispositifs existants car les résultats se font attendre en termes de diminution de violences faites aux femmes, même si des
progrès depuis 2013 ont été notés : le nombre de femmes accueillies en accueil de jour de proximité a été augmenté, le nombre de plaintes enregistrées a augmenté également.
La Ministre a également annoncé un renforcement du dispositif du numéro vert 3919, qui est un recours possible en cas de violences conjugales, la systématisation de la réponse pénale aux dépôts de plaintes, la mise en place de protocoles de plainte qui organisent une réponse à toute femme qui révèle une situation
de violences, la mise en place de 15 téléphones Grand Danger à la Réunion.
Mme Orphé onique ORPHE se félicite de ces dispositifs, mais elle réclame davantage de moyens : une accélération de la communication sur l’existence de ces dispositifs, la vérification du bon fonctionnement des 15 postes de téléphone Grand Danger.
Mme Orphé pense qu’actuellement seulement 2 voire 3 téléphones Grand Danger sont véritablement fonctionnels à la Réunion. Elle a redit également qu’un statut de victime doit être
reconnu à l’enfant afin qu’il soit mis à l’abri de ces violences. Il faut une prise en charge des auteurs de violences pour les responsabiliser face à leurs actes.
Elle a redit, malgré les chiffres positifs annoncés par Mme la Ministre, que les dépôts de plainte et de mains courantes doivent vraiment être pris en charge par la justice au risque de décourager les femmes de faire la démarche d’aller voir la police.
Actuellement, les femmes victimes vivent ces dispositifs publics comme inefficace. Mme Orphé réclame donc une plus forte campagne de sensibilisation pour que les dispositifs publics existant de soutien apporté aux femmes victimes de violence soient mieux connus.
Monique Orphé


