Tentative d'assassinat de Morgane : un des complices présumés reste libre

Pendant 48 heures, l'auteur des coups qui aurait prémédité son acte abject et ses deux complices présumés ont laissé la malheureuse à son triste sort. L'un d'eux avait enfin libéré sa parole à la fin des fêtes pascales et Morgane avait été retrouvée agonisante avec un pronostic vital engagé. Tabassée à coups de pierre, notamment au niveau du crâne, et victime de coups de couteau, elle avait cependant survécu après un marathon de l'horreur.
Trois adolescents d'un même collège avaient été arrêtés puis mis en examen pour tentative d'assassinat et complicité de tentative d'assassinat. Tous avaient été incarcérés dans la foulée dans le quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Domenjod. Le premier est suspecté d'avoir monté un plan pour attirer Morgane et la tuer. Certains détails le concernant interrogent sur sa personnalité et sa santé mentale. Le garçon par ailleurs très bon élève aurait oublié son arme sur place et après son forfait serait revenu sur les lieux pour la récupérer alors que la victime était au sol dans un état critique.
À son domicile et selon une source proche du dossier, les détails de sa stratégie machiavélique étaient inscrits sur le mur de sa chambre. Il avait d'ailleurs utilisé le téléphone de Morgane pour envoyer un message simulant une tentative de suicide. Des recherches pour la retrouver avaient lancé les proches et les forces de l'ordre sur une fausse piste.
Ses deux complices ont été la semaine dernière remis en liberté par le juge des libertés et de la détention après quatre mois de détention préventive. Pour l'un deux, celui qui aurait assisté au supplice infligé à la victime, le parquet a fait appel de son placement sous contrôle judiciaire. Ce mardi, le jeune de 15 ans également poursuivi pour non assistance à personne en danger a comparu devant la chambre de l'instruction. Soutenu par ses proches, il a été entendu à la barre par les magistrats lors d'une audience à huis clos. Un huis clos de rigueur du fait de son âge.
Après en avoir délibéré, les juges ont décidé de le laisser libre.


