Canicule de juin : près de 5 800 décès supplémentaires recensés, un bilan provisoire inédit depuis 2003

La canicule exceptionnelle qui a frappé la France entre le 17 juin et le 2 juillet s'est accompagnée d'une forte hausse de la mortalité. Dans un bulletin publié ce mercredi, Santé publique France fait état de 5 764 décès en excès, un niveau jamais observé depuis la canicule de 2003. À ce stade, les autorités sanitaires précisent toutefois qu'il est encore impossible d'attribuer avec certitude cette surmortalité à la seule chaleur.
Selon Santé publique France, cette augmentation des décès concerne toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, avec une progression particulièrement marquée dès 45 ans. L'agence souligne le caractère inédit de cette hausse, observée sur l'ensemble du territoire pendant l'épisode de fortes chaleurs.
Ce nouveau bilan est plus élevé que les premières estimations communiquées début juillet. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait alors évoqué au moins 2 025 décès supplémentaires entre le 22 et le 28 juin, tout en précisant que les données étaient incomplètes. À l'époque, seuls les certificats de décès électroniques avaient été pris en compte.
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Le bilan publié mercredi intègre désormais également les certificats de décès établis sur support papier, encore fréquemment utilisés, notamment lorsque des personnes sont retrouvées décédées à leur domicile. Cette actualisation explique en grande partie la forte réévaluation du nombre de décès enregistrés.
Santé publique France insiste néanmoins sur le caractère provisoire de ces chiffres. Ils devront être consolidés dans les prochains mois afin de déterminer plus précisément la part directement imputable aux températures extrêmes.


