Tensions au Chaudron : Les élus dionysiens sortent de leur silence

Trois élus de la Ville de Saint-Denis ont décidé de s'exprimer après les événements récents au Chaudron. Jacques Lowinsky, Gérard Françoise et Audrey Belim ont tenu un point presse cet après-midi à l'Hôtel de Ville.
Si dans un premier temps ils ont "condamné" les actes de vandalisme de ces derniers jours, les trois élus de Saint-Denis ont fait le point sur les mesures proposées par la ville en terme d'emploi, notamment les fameux 40.000 contrats aidés pour la Réunion.
Sur les "promesses" pendant la campagne électorale, Jacques Lowinsky a été clair. "Écouter n'est pas promettre. Cela m'étonnerait que quelqu'un ait promis quoi que ce soit pendant la campagne. Tout le monde le répète sans véritable assise et fondement. Nous avons pris des engagements, comme celui qui préconise la création de 40.000 emplois aidés. Mais on doit trouver des solutions pour l'avenir (…). Il faut trouver des solutions immédiates", explique-t-il.
"Il faut des mesures d'urgence pour ramener le chômage de 30 à 20% à la Réunion", poursuit-il. C'est dans ce sens qu'une inspection de l'IGAS est venue dernièrement à la Réunion pour entendre les propositions locales sur la question de l'emploi. Le rapport est attendu fin octobre. De son côté la mairie rappelle qu'elle ne peut donner des contrats aidés sans contrôles. Une convention a été signée avec Pôle emploi en 2012. "Il n'appartient pas aux élus de choisir les candidats", rappelle Gérard Françoise. La mairie de Saint-Denis a signé entre 2008 et 2013 plus de 5.500 contrats aidés.
Mais la Ville ne compte pas s'arrêter là. Dans sa volonté de politique en faveur de l'emploi, parmi les mesures déclinées, Saint-Denis entend proposer une série d'emplois sur les grands projets d'équipements tels que le parc aquatique ou encore le futur projet SWAC (air conditionné à l'eau de mer). "Ce sont 150 emplois permanents qui devraient être créés", insiste Jacques Lowinsky. Dans les mesures plus classiques, la mairie rappelle que Saint-Denis est la première ville en matière de chantier d'insertion. Lors du prochain conseil municipal (ce samedi ndlr), les élus vont voter pour la création de 12 chantiers d'insertion supplémentaires.
Par ces discours, les élus ont voulu faire comprendre que la ville faisait déjà son maximum pour aider ceux qui cherchent un emploi. "On n'attend pas les manifestations pour être mobilisés mais la situation sociale est exceptionnelle", conclut Gérard Françoise.


