SHLMR : “Mon personnel n’est pas un agent de police”

La SHLMR dévoilait ce mardi une étude portant sur “le rôle de la gestion sociale de la SHLMR et ses impacts tant en termes de coûts que de coûts évités pour lui-même et ses partenaires”. Celle-ci permet notamment au bailleur de quantifier ses coûts de gestion et met en évidence un impact significatif du logement social sur l'économie locale et les économies réalisées grâce à l'accompagnement social.
Des coûts évités importants pour la collectivité, l’État et les locataires
D’après les chiffres avancés par le cabinet FORS Recherche Sociale auquel la SHLMR a confié l’étude, les locataires de logements sociaux réalisent une économie moyenne de 207€ par mois par rapport à une location dans le secteur privé.
Parmi les actions menées par les bailleurs sociaux, elle indique que l’action de la SHLMR et ses partenaires permet d’éviter entre 1 et 12 millions d'euros de maintenance à la collectivité, à l’État et aux locataires, à l'échelle des 420 logements améliorés pour les personnes âgés.
La SHLMR souligne également des coûts significatifs évités grâce à l'accompagnement social important dans la prévention des expulsions, ou encore l'accompagnement des locataires en difficulté ou en insertion professionnelle, soit un retour social sur investissement élevé pour la collectivité et les partenaires.
Sécurité des locataires : “Mon personnel n’est pas un agent de police”
C’était aussi l’occasion pour la SHLMR de rappeler les limites du rôle du bailleur social, notamment en matière de sécurité.
“Aujourd’hui, on attend de nous que l’on assure la sécurité de nos résidences au-delà de la gestion sociale. (...) On est très interpellé en disant comment vous assurez la sécurité, j’ai même un élu qui demande qu'est-ce que vous faites contre les armes à feu dans les locaux techniques ? Bah rien parce que mon personnel n’est pas un agent de police. Ça va être l’enjeu de demain parce que nos locataires attendent de nous que l’on assure la sécurité des personnes. (...) Là, on va bien au-delà de notre rôle”, indique Valérie Lenormand, directrice générale de la SHLMR.


